ACTE DEUXIEME
MADAME FLAGHE, versant du thé.
Vous avez des idées simples , madame Babin. Moi, j'aime mieux ne pas savoir. Je voudrais finir comme on s'endort, une nuit, pendant le sommeil, sans souffrance, par un accident du cœur.
LABABIN^ regardant la malade.
Si c'est pas fou de s'avoir voulu lever sur une chaise longue, comme elle a faitl Le médecin l'a bien dit que ça pourrait la faire mourir du coup.
MADAME FLAGHE, 8*as3eyant à gauche de la table.
Moi, je comprends ça. Quand on tient à un homme, voyez-vous, on fait toutes les folies. Et puis, quand on est coquette, nourrice, vous ne connaissez pas ça, vous autres delà campagne, on l'est dans l'âme.
90 MUSOTTB.
comme on serait déyote. C'est pour ça qu'elle a voulu faire un brin de toilette.
Elle craignait d'être laide, vous comprenez.
Il a fallu que je la peigne, que je l'arrange bien, que je lui fasse sa tête, comme on dit.
LA BABIN
Ces Parisiennes!.... Faut que ça se bichonne jusqu'au fin bout 1 (Un silence.) Yieudra-t-il, son monsieur?
MADAME FLAGHB.
Je ne crois pas. Les hommes n'aiment pas beaucoup ça, leurs anciennes qui les appellent dans ces moments-là. Et puis, il se marie aujourd'hui, ce pauvre garçon I
LA BABIN
Ça, c'est une guigner