ACTE TROISIÈME. 15S
MADAME DE RONGHARD.
Ne parlons pas d'eux, si tu veux, C^est cette femme qui est en train de nous mettre dedans. Elle a joué quelque comédie et elle a choisi aujourd'hui pour le dénouement. C'est son coup de théâtre, son coup du traître...
LÉON
Comme à l'Ambigu.
Ne ris pas. Je les connais, ces femmeslà. J'en ai assez souffert.
PETITPRÉ.
Ehl ma pauvre Clarisse, si tu avais su le comprendre, tu l'aurais tenu si bien, ton mari.
iSil MUSOTTB,
MADÀMBDERONGHARD, seleTUt.
Qu'est-ce que tu appelles le comprendre?
Pardonner, vivre avec ce coureur, rentrant on ne sait d'où? Je préfère encore ma vie brisée et ma solitude... avec vous I
PBTITPRÉ.
> Tu avais raison sans, doute & ton point de vue d'épouse, mais il existe d'autres points de vue peut-être moins égoïstes et certainement supérieurs, comme celui de la famille.
MADAME DE RONGHARD.
De la famille? Tu dis que j'ai eu tort au point de vue de. la famille, toi, un magistrat!. . ,
PBTITPRÉ.
Ça m'a rendu très prudent, d'avoir été