SCENE
Lbs Mêmes, plus PETITPRE,
paraissant au fond, avec LEON.
PETITPRÉ.
Puisque ça se passe comme tous les jours, voulez-vous faire une partie de billard avec moi, monsieur Martinet ?
MARTINEL.
Je crois bien. J'adore le billard.
LÉON| descendant.
Comme papal... Et il paraît que quand on aime le billard, c'est une passion. Vous êtes deux petits passionnés, quoi 1
iê MUSOTTflL
MARTINBL.
Voyez-vous, mon garçon, quand on avance dans Texistence, et qu'on n'a pas de famille, il faut bien se réfugier dans ces plaisirs4â. Avec la pèche à la ligne pour le matin, le billard pour le soir, on possède deux goûts sérieux et captivants.
LÉON
Oh J ohl la pèche à la ligne ! Se levtf de grand matin; s'asseoir, les pieds d^jos l'eau, sous la pluie et le vent, dans l'espoir de prendre tous les quarts d'heure un poisson gros comme uneallamette... Vu goût captivant, ça?
MARTINEL.
Mais sans doute. Croyez-vous qu'il y att un amoureux au monde capable d'en faire