ACTE TROISIÈME. i9S
MADAME DE RONGHARD.
C'est seulement l'avenir de Gilberte qui nous occupe.
JEAN y à M«« de Ronchard.
J'en appelle simplement à votre cœuri Madame, à votre cœur qui a souffert. N'oubliez pas que votre irritation et votre amertume contre moi viennent du mal qu'un autre vous a fait. Votre vie a élé h risée par lui, ne m'en veuillez pas à moi. Vous avez été malheureuse, mariée à peine un
an... (Montrant Gilberte.) VoulcZ-VOUS qu'elle
soit mariée à peine un joui et que plus tard elle parle de sa vie brisée, gardant sans cesse le souvenir du désastre de ce
soir? (Sur un mouTement de M^e de Ronchard^} Je
VOUS sais bonne, quoique vous vous dé- ^ fendiez de l'être, et je vous promets, Ma-
m MU SOTTE.
dame, que si je reste le mari de Gilberte, je vous aimerai comme un fils, comme celui que vous étiez digne d'avoir.
MADAME DE RONGHARD, très émae, en elle-même.
Un fils!... Il m'a tout émue !... (a mi-voix à Peutprë.) Allons, Adolphe, laissons-les seuls, puisqu'il le demande. (Eiie embrasse ou-
berte.)
PETITPRÉ, à Jean.
Eh bien ! soit, Monsieur I (n remonta ei mi
par le fond en donnant le bras à sa sœur.) MARTINEL, à Lëon«
Ils vont se parler avec ça... (u m frappe u eœur.) C'est la vraie éloquence I
(Il sort par le fond avec Léon.)
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