ACTE PREMIER. C
MARTINEL.
Tiens, mon pauvre garçon, lis ça et pardonne-moi d'avoir ouvert cette lettre, j'ai cru qu'elle était pour moi. (il la m donne, puis
le regarde la lire; Léon fait de même de l'autre côté.)
JEAN, après avoir lu avec une émotion profonde, mais contenue, à lui-même.
Il le faut! Je le dois!... (AMartinei.) Mon oncle, je vous laisse près de ma femme. Ne dites rien avant mon retour; mais restez ici, quoi qu'il arrive. Attendez-moi. (Se tournant vers Léon.) Je te connais assez pour savoir que tu ne me désapprouves pas. Je te confie mon avenir. Adieu! (il se dirige vers ia
porte de droite. Après un regard du côté de la porte de gauche qui est celle de la chambre de Gilberte). C'est
toi qui m'as donné l'amour de ta sœur
sœur. Tache encore une fois de me le conserver! (Il sort vivement par la droite.)