ACTE PREMIER
mais nous ne pouvons la révéler ni l'un ni l'autre. Votre fille d'ailleurs consent à l'ignorer jusqu'au retour de son mari
PETITPRÉ.
Ma fille consent... mais je ne consens pas, moi. Car enfin, vous seul avez été prévenu de ce départ...
MADAME DE RONCHARD, frémissante, à Martin cl.
C'est à vous qu'on a remis la lettre... C'est vous qui l'avez lue le premier.
MARTINEL.
Vous êtes déjà bien renseignée, Madame. Il existe une lettre en effet. Mais je ne voulais pas garder la responsabilité de cette affaire, j'ai communiqué la lettre à
votre fils, Monsieur, en lui demandant son avis avec l'intention de le suivre.
LÉON
Le conseil que j'ai donné est absolument conforme à ce qu'a fait mon beau-frère, de sa propre impulsion d'ailleurs, et je l'en estime davantage.
PETITPRÉ, allant à Léon.
C'est moi qui devais être consulté et non toi. Si l'action est au fond excusable, le manque d'égards est absolu, impardonnable.
MADAME DE RONCHARD.
Un scandale!
LÉON, à son père.
Oui, il eût mieux valu te consulter, mais