ACTE DEUXIEME
C'est le bon Dieu qui le veut comme ça. On n'y peut rien.
MADAME FLACHE
Simple nature! Et, en revenant chez vous, vous en aurez peut-être un quatrième?
LA BABIN
Ça se peut bien.
MADAME FLACHE
Qu'est-ce qu'il fait, votre amoureux?
N'y en a-t-il qu'un, au moins?
LA BABIN, avec une révolte.
Il n'y en a jamais eu qu'un, sur ma parole, sur mon salut ! Il est garçon limonadier à Yvetot.
MADAME FLACIIE.
C'est un beau gars?
LA BABIN, orgueilleuse.
Je crois bien, que c'est un beau gars. (En confidence.) Si je vous dis tout ça, c'est que vous êtes une sage-femme, et une sagefemme, pour ces affaires-là, c'est comme qui dirait un curé au confessionnal. Mais nous, madame Flache, qui avez été danseuse d'Opéra, vous en avez eu aussi, ben sûr, des amoureux, et des chouettes?
MADAME FLACHE, flattée et rêveuse.
Mais oui, quelques-uns.
LA BABIN, riant.
Et vousn'avezjamais eu. . . c't'accidentlî
(Elle montre le berceau.)