SCENE II Les Mêmes, plus PET1TPRË
paraissant au fond, avec LEON.
PETITPRÉ.
Puisque ça se passe comme tous les jours, voulez-vous faire une partie de billard avec moi, monsieur Martinel?
MARTINEL.
Je crois bien. J'adore le billard.
LÉON, descendant.
Comme papa!... Et il paraît que quand on aime le billard, c'est une passion. Vous êtes deux petits passionnés, quoi î
MARTINEL.
Voyez-Vous, mon garçon, quand on avance dans l'existence, etqu'onn'apas de famille, il faut bien se réfugier dans ces plaisirs-là. Avec la pêche à la ligne pour le malin, le billard pour le soir, on possède deux goûls sérieux et captivants.
Oh ! oh ! la pèche à la ligne ! Se lever de grand malin; s'asseoir, les pieds dans l'eau, sous la pluie et le vent, dans l'espoir de prendre tous les quarts d'heure un poisboe gros comme une allumette... Un goût captivant, ça?
MARTINEL.
Mais -ans doute. Croyez-vous qu'il y ait un amoureux au monde capable d'en faire