ACTE TROISIÈME
admettre que votre neveu n'ait rien su de la situation. Mais l'enfant? Qu'est-ce qui vous prouve qu'il soit de lui?
Et à Jean, qu'est-ce qui le lui a prouvé? Il l'a cru cependant, et pourtant, sac à papier! ce n'était pas son intérêt de le croire! Ça n'a rien de réjouissant, un mioche qui vous pousse comme ça tout d'un coup sans qu'on s'y attende, et le soir même de votre mariage! Il l'a cru cependant. Et moi, et vous, et nous tous, nous n'accepterions pas ce qu'il a accepté, ce que le père a accepté? Allons donc ! (Un temps.) Vous me demandez de vous prouver que cet enfant est le fils de Jean?
MADAME DE RONCHARD ET 1>ET1TPRÉ.
Oui.
MARTINEL
Prouvez-moi donc, vous, qu'il ne L'est
pus !
MADAME DE RONGHARD.
Vous voulez l'impossible !
MARTINEL.
Vous aussi... Le vrai juge là dedans, voyez-vou9, c'est mon neveu. Nous autres, nous n'avons qu'aie suivre.
MADAME DE RONGHARD,
Mais, cependant...
Tais-toi, Clarisse!... M. Martiuel a
raison.