‹ Mutillides nouveaux on imparfaitement connus de divers paysChapitre 15 sur 33 · Ephutomorpha formicaria Fab · texte numérisé non relu

Ephutomorpha formicaria Fab

Mut ilia fonuicun'ii Fab., Syst. Eut., 177o, p. .TJ7, 9.

9 Cette espèce, restée pr< a été ainsi décrite par Fabricins : Magna, capul cinrrnsccns. Thovu.r scaber, liirtus, nigcr , humaculatus. Abdomen uigrum, linca dorsal i e puuctis allas. Latent abdominis ulbicnntin. Cette description fort vague peut s’appliquer a plusieurs espèces et particulièrement à la Mut ilia rugicollis de Westwood {Arcana Eut.. 11, p. 17, tab. od, tig. Ô). Mais, en décrivant son espèce, West w ood dit qu'elle se distingue de formicaria par la structure de son thorax et par la sculpture du corps. 11 ligure, mais d’une façon très défectueuse, les deux espèces, et l’inspection de ces ligures démontre, comme l'indique d’ailleurs la description, que le thorax de rugicollis est pourvu, en avant et sur les côtés, de forts tubercules dentiformes que ne reproduit pas la ligure- de formicaria et dont no parle pas non plus la description de Fabricius. J’ai vu de nombreux individus de rugicollis, qui parait répandue dans la majeure partie de l’Australie, et tous offrent, en efïet, une sculpture extrêmement grossière sur le dos du thorax dont les angles antérieurs sont fortement dentiformes. Les bords latéraux sont également pourvus de tubercules saillants dont les deux plus accentués sont situés au niveau de la suture méso-métathoracique et aux angles postérieurs du métanotmn.

D'après ces données peu précises, je crois pouvoir rapporter à la \éri table formicaria de Fabricius nu individu de provenance australienne, sans indication plus précise, et qui se distingue de rugicollis par son thorax beaucoup moins grossièrement sculpté et dépourvu des tubercules dentiformes qui semblent caractériser la rugicollis.

Voici quelques indications complémentaires sur cette espèce, résultant de l'examen de l’individu que j'ai sous les yeux et dont la consenation est assez défectueuse.

Corps noir; tête petite, moins large que le thorax, densément revêtue en dessus, surtout sur le vertex, d’une pubescence soyeuse, d’un blanc d’argent; front et vertex fortement ponctués-réticnlés. Thorax allongé, un peu rétréci en avant, beaucoup [dus en arrière, grossièrement mais régulièrement ridé-réticnlé à larges mailles (chez la rugicollis il est très inégal et chargé (h* grosses rides irrégulières, séparées par de profondes fossettes); ses angles antérieurs et postérieurs sont e 11'aeés et ses bords latéraux sont à peine obtusément crénelés, sans saillies dentiformes. Abdomen ovale, sessile; premier segment superficiellement ponctué en dessus, chargé en dessous d’un tubercule denliforme assez saillant ; second segment marque en dessus de gros

points-fossettes assez espacés, sauf sur le disque où il existe une forte dépression arrondie et finement ponctuée. En dessous, le second segment est chargé à la hase d’une carène longitudinale et il est marqué d'une forte impression transversale avant son extrémité; dernier segment pourvu d’une aire pygidialc plane et chargée de rides longitudinales saillantes et peu serrées. Tout le corps éparsement hérissé de poils noirs; les mésopleures et les côtés du second segment abdominal sont ciliés de poils blancs. L’abdomen est orné d’une, série longitudinale de six taches de pubescence argentée, l’une à l’extrémité du premier segment, la seconde dans la dépression médiane du second segment, la troisième à l'extrémité de ce même segment, et les trois autres au milieu du bord apical des troisième, quatrième et cinquième segments. Pattes avec les épines et les éperons noirs. Mon exemplaire mesure 14 millimètres, tandis (pie Westwood indique 9 lignes pour celui qu’il a examiné, mais on sait combien est variable la taille des Mutilles et cette différence de longueur n’a rien d’insolite.

Page 1