‹ MycènesChapitre 107 sur 254 · SECOND GRAND TRÉSOR · texte numérisé non relu

SECOND GRAND TRÉSOR

époques, je suis convaincu que le dromos seulement et rentrée sont demeurés enfouis depuis une antiquité reculée. Dans mon opinion, le trésor était resté vide, et les fragments de vases trouvés aujourd’hui dans Tintérieur proviennent de la couche épaisse de débris qui couvrait la voûte lorsque, il y a cinquante-six ans, Véli- Pacha y fit faire une brèche pour pénétrer dans le trésor.

Dans l’acropole, j’ai découvert, à quelques mètres de la seconde porte, une conduite d’eau cyclopéenne très-curieuse qui débouche dans l’im des corridors qui est long et étroit. Je suppose donc qu’un et peut-être meme deux de ces corridors ne sont autre chose que des citernes. Immédiatement au sud de ces deux corridors, il y a une autre conduite cyclopéenne et une autre citerne; cette dernière semble communiquer avec les douze récipients que je considère également comme de petites citernes. G.es conduites d’eau, comme celle qui aboutit aux deux citernes situées au-dessous de la maison cyclopéenne, amenaient, sans doute, l’eau de l’abondante source Perséia, qui tire probablement son nom de Persée, fondateur de My cènes.

En déblayant les masses de décombres, de 13 à 20 pieds (3'%90 à

(à O™, .HO). (Il 4 met.). (à 1 met.). (à 2 mèt.).

Fig. 217 :i 220. — Biigncs; de bronze (deux sont gravées en intaille) et fd d’or enroule. Grandeur réelle.

0 mètres) d’épaisseur, qui obstruaient le passage de la porte, j’ai découvert trois bagues de bronze. Deux de ces bagues (fig. 217 et 219), trouvées toutprès de la surface, peuvent appartenir à l’époque hellénique, sans qu’il soit possible de l’affirmer avec certitude. La première (fig. 217), comme on le voit par la cavité qui s’y trouve, était ornée d’une pierre qui a disparu, La troisième porte un cachet,

OBJETS TKOUVÉS DANS lÆ DAI.AIS.

et riiilaille en est trop archaïqne pour n’être pas crune époijuc antérieure à la conquête de la ville (468 av. J. -G.). On y voit une jeune leinine assise, les bras étendus ; sa tète, tournée de côté, est ornée d’une abondante chevelure ; à droite, un peu plus bas, un hoinme à large poitrine étend aussi les bras.

Autres découvertes faites au même endroit : quantité d’idoles de liera sous la forme d’une vache ou d’une femme qui porte des cornes ; parmi les premières se trouve un fragment qui montre sur un fond jaune clair un grand nombre de signes d’un rouge foncé, qui sont peut-être des lettres; une grande quantité de plomb fondu; une boucle d’oreille tout à fait primitive (fig. ^20), formée d’un fil d’or quadrangulaire enroulé deux fois. De ce que les arêtes en sont vives, comme celles des autres fils d’or quadrangulaires dont j’aurai à parler plus tard, M. Ch. T. Newton en conclut que ces fils sont tout simplement de petites bandes découpées dans une plaque.

Mais il m’est absolument impossible de comprendre comment l’orfévre de cette époque primitive a pu s’y prendre pour accomplir cette opération, puisqu’il n’avait à sa disposition que des outils en bronze. On rencontre aussi des boucles d’oreilles de la même forme dans la première des quatre cités primitives de Troie'; la seule dilférence, c’est que le lil de métal est cylindrique au lieu d’être quadrangulaire.

On a trouvé aussi dans un enfoncement du rocher une grande quantité de fragments de vases façonnés à la main, revêtus d’une couleur unie noire ou rouge à l’intérieur et à l’extérieui' ; quelquefois cependant l’extérieur seulement est d’un vert clair, avec une ornementation de spirales en noir. A 6 pieds (l‘“,80') seulemeiU derrière le mnr cyclopéen, du côté est du passage, j’ai retrouvé les restes d’un mur de gros blocs qui est évidemment beancoiq) jdns ancien.

Dans la grande maison cyclopéenne, que la tradition semble avoir désignée comme le palaisdes Atrides, immédiatement au sud

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