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TROIS CORPS DANS LE SECOND TOMREAD

terre molle du tombeau. Je fis donc enlever les deux stèles non sculptées de la seconde ligne, qui étaient à Test des trois stèles sculptées, aune distance de 20 pieds (6 mètres). Une de ces stèles avait 5 pieds (l"", 50) de long, et l’autre 5 pieds 4 pouces (U, 60). En fouillant l’endroit marqué par ces stèles, je trouvai un autre tombeau taillé dans le roc; il avait il pieds 8 pouces (3“,50) de large, 21 pieds 3 pouces (G*”, 375) de long sur l’un des côtés et 19 pieds 8 pouces (5™, 90) sur l’autre. Il était entièrement rempli d’une terre naturelle, sans mélange, apportée d’ailleurs. A 2 pieds (O*”, 60) ou 2 pieds I (0”,75) environ au-dessous des deux stèles, j’en ai trouvé deux autres qui n’avaient pas non plus de sculptures et qui paraissaient plus anciennes.

A une profondeur de 15 pieds (4™, 50) au-dessous du niveau du rocher et de 25 pieds (7”, 50) au-dessous de la surface du sol tel qu’il était avant les fouilles, j’arrivai à une couche de cailloux sous laquelle je découvris, à 3 pieds (0"',90) de distance l’un de l’autre, les restes de trois corps humains; tous les trois avaient la tête tournée vers l’est et les pieds vers l’ouest. Ils n’étaient séparés de la surface nivelée du rocher formant le fond du tombeau que par une autre couche de cailloux sur laquelle ils reposaient; ils avaient été évidemment brûlés tous les trois en même temps, à la place même où je les ai trouvés. Ce fait est prouvé jusqu’à l’évidence par les masses de cendres provenant des étoffes qui les avaient couverts, par les débris du bois qui avait consumé leur chair en totalité ou en partie, par la couleur des cailloux de la couche inférieure, par les traces du feu et de la fumée sur le mur de pierre qui bordait le fond du tombeau des quatre côtés. D’ailleurs il y avait des traces très-visibles de trois bûchers différents.

Le mur qui bordait les quatre côtés du fond de la tombe était construit en pierres assez grosses, agencées sans ciment ni mortier; il avait 5 pieds (I‘",50) de haut et I pied 8 pouces (0“,50) d’épaisseur. Les petites pierres dont le sol était jonché n’avaient pas d’autre destination, à mon avis, que d’assurer la ventilation des bûchers funéraires. Il y a apparence que ces bûchers n’étaient pas considérables, et évidemment ils n’avaient pas d’autre objet

LE SECOND TOMBEAU

que de consumer tout simplement les draperies et les chairs des morts, en partie ou en totalité; mais leur œuvre de destruction ne devait pas aller plus loin, parce que les os et même les crânes ont été épargnés; seulement les crânes avaient trop souffert de l’humidité, et aucun d’eux n’a pu être recueilli en entier.

Sur chacun de ces trois corps, j’ai trouvé cinq diadèmes formés de plaques minces en or, semblables à ceux des autres tombeaux et dont je donnerai des gravures * ; chacun de ces diadèmes a 19 pouces | (0™,4875) de long sur 4 (0”,10) de large à la partie centrale ; ils diminuent graduellement à partir de là et se terminent en pointe aux deux extrémités. Ces pointes ont été brisées; mais, comme elles se retrouvent dans plusieurs diadèmes, on peut en induire que tous se terminaient de la même façon. Les bords de tous ces diadèmes étaient pliés autour de fds de cuivre, destinés à leur donner plus de solidité, et on a trouvé un grand nombre de fragments de ces fds. Ces quinze diadèmes, sans exception, présentent la même ornementation au repoussé; cette ornementation se compose d’une'bordure de deux lignes de chaque côté; entre ces bordures se déploie une rangée de triples cercles concentriques, dont la dimension augmente ou diminue selon la largeur du diadème; le cercle le plus large se trouve naturellement au milieu. Entre ces triples cercles se trouve, de chaque côté, une rangée de doubles cercles concentriques plus petits, dont le diamètre augmente ou diminue aussi en proportion de la largeur des diadèmes. Aussi bien dans les grands cercles triples, que dans les doubles cercles de dimension moindre, le cercle central ou intérieur a été travaillé au marteau de manière à faire saillie, ce qui donne aux diadèmes un aspect très-riche. A l’une des extrémités de ces diadèmes, il y avait une épingle {îixîolov) , et à l’autre un tube {odjliay.oi) , qui servaient à les assujettir autour de la tête ; naturellement le plus grand des triples cercles se trouvait placé juste au milieu du front.

J’ai trouvé encore, avec deux des corps, dix croix très-minces en

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