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MAGNIFIQUE COUPE D’OR

forme première ; mais je crois qu’il vaudrait beaucoup mieux la laisser dans l’état où elle est, parce qu’elle a ainsi une plus grande valeur pour la science. Règle générale, je puis faire remarquer que moins les bijoux d’or antiques sont touchés et maniés, mieux cela vaut, parce que ce qui fait leur plus grande valeur, c’est l’empreinte laissée par les siècles, la patine, que

Fig. 344. — Grande coupe d’or massif à une anse, pesant 4 livres. Quatrième tombeau. A la moitié de la grandeur réelle.

nulle main humaine ne peut imiter, et qui, une fois perdue, ne se retrouve jamais.

Le corps de cette coupe précieuse est cerclé d’une rangée de quatorze magnifiques rosaces, entre une bande supérieure de trois lignes et une bande inférieure qui se compose de deux ; le pied est entouré d’une bande formée de grosses demi-perles. L’anse porte des ornements non-seulement sur le plat, mais encore sur la tranche. On voit très-bien sur cette coupe les têtes des clous d’or qui attachent l’anse au bord et au corps de la coupe.

La figure 345 représente une grande coupe d’or massif, sans ornements, à une seule anse ; le côté qui est tourné vers le spectateur est tout bosselé et tout déprimé ; elle n’a pour tout orne-

LE QUATRIÈME TOMBEAU

ment qu’une bande épaisse et saillante qui lait le tour du corps.

La magnifique coupe d’or massif de la figure 346 est également déformée, parce qu’elle a été pliée par la pression du côté qui est à la gauche du spectateur. Elle a deux anses horizontales, toutes les deux formées de plaques épaisses et reliées entre elles par un petit cylindre. La plaque inférieure de chacune de ces anses est rattachée au grand pied rond par une longue bande d’or

Fig. 345. — Coupe d’or à une anse. Quatrième tombeau. Au onze-douzième environ de la grandeur réelle.

qui est épaisse et large ; la partie supérieure a pour ornement une ouverture de forme allongée dont l’extrémité supérieure forme une pointe, l’extrémité inférieure un rond. La partie inférieure de la bande d’or est, toujours en vue de l’ornementation, travaillée à jour de manière à former trois rubans qui vont se rejoindre au pied de la coupe. L’extrémité inférieure de la bande est attachée au pied de la coupe par jdeux clous d’or à tête large et plate, que l’on peut voir dans la gravure. Sur chacune des plaques supérieures des deux anses est soudée une jolie petite colombe d’or, moulée selon toute apparence ; ces deux colombes ont le bec tourné vers la coupe, et se regardent l’une l’autre. Cette coupe

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