Hérodote, IX
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HISTOIRE DE TIDYNTHE.
esclaves insurgés d’Argos qui se maintinrent longtemps
derrière ses murailles cyclopéennes et furent pendant tout ce temps maîtres du pays^ Les insurgés furent enfin forcés de se soumettre; mais, peu de temps après (01. 78, 1 ; 468 avant J. -G.), les Argiens détruisirent la cité, démolirent une partie de ses murailles cyclopéennes et forcèrent les Tirynthiens à émigrer h Al ’gos^. Mais, d’après Strabon^, ils s’enfuirent à Épidaure. Paiisanias^ signale, entre Tirynthe et le golfe, les ce Oakaiioi )> des filles insensées de Prœtos; on n’en trouve pins trace aujourd’hui ; on ne peut supposer que ces (c Oakaixoi » aient été des constructions souterraines, le terrain est trop marécageux pour cela. Théophraste^ parle des Tirynthiens comme d’un peuple si porté à rire, qu’il était incapable de s’attacher à aucun ouvrage sérieux*^.
Le mythe de la naissance d’Iiercule à Tirynthe et des douze travaux qu’il accomplit pour Eurysthée, roi de Mycènes, qui était voisine, peut, je crois, s’expliquer facilement par sa double nature de héros et de dieu-soleiF. N’est-il pas naturel que la* fable fasse naître le plus puissant des héros derrière les plus puissantes murailles du monde, que l’on considérait comme l’œuvre d’une race de géants surnaturels? Gomme dieu-soleil, il devait nécessairement avoir de nombreux sanctuaires dans la plaine d’Argos et un culte célèbre à Tirynthe. En effet, les plaines marécageuses qui entourent Tirynthe et qui, même aujourd’hui, sont à peu près improductives faute d’être desséchées, n’étaient, dans une hante antiquité, que des marais et des bourhiers profonds. Gomme ces