CHAPITRE X
RAPPORT ENTRE LES CINQ TOMBEAUX ET LA MAISON ROYALE DES PÉLOPIDES DATE DE L ’ A G O R A
Discussion sur ce point ; les cinq tombeaux sont-ils les mêmes que mentionne Pausanias comme les sépultures d’Agamemuon et de ses comiiagnons'? — Opinions des savants au sujet de la guerre de Troie. — Les anciens sont unanimes à affirmer qu’elle a réellement eu lieu. — C’est parce que l’auteur avait foi dans les traditions qu'il a ÈNES 31
TABLE DES MATIÈRES
été amené à découvrir Troie et les cinq tombes royales de Mycènes. — La civilisation était plus avancée à Mycènes qu’à Troie. — Dans les deux cités, la poterie est trèsprimitive. — L’écriture alphabétique était connue à Troie, inconnue à Mycènes. — Les deux civilisations, malgré leur différence, peuvent avoir été contemporaines. — La disposition et l’apparence de toutes choses dans les tombeaux prouvent que certainement ceux qui reposent ensemble dans le même, et probablement tous ceux qui reposent dans les cinq, sont morts en même temps. — Vénération traditionnelle pour ces tombeaux. — On élève à plusieurs reprises des monuments sur ces sépultures. —
11 n’y a pas de tombeaux entre les deux rangées circulaires de dalles obliques qui formaient à la fois la clôture et les bancs de l’agora. — L’agora fut probablement construite lorsque Ton renouvela les stèles funéraires; et l’autel fut bâti au-dessus du quatrième tombeau, sous l’influence de renlliousiasme excité par les chants des rhapsodes. — Ces monuments furent ensevelis dans la suite des siècles, mais le souvenir de remplacement se conservait encore par la tradition, longtemps après la destruction de la nouvelle cité de Mycènes. — Témoignage de Pausanias. — L’énorme richesse^ des trésors prouve que ce sont bien là des sépultures royales; or la royauté, à Mycènes, prit fin avec l’invasion dorienne. — Cette invasion doit être antérieure à la date généralement reçue (1104 av. J.-C.). — Réponse à une objection. — Honneurs rendus aux princes tués, même par leurs meurtriers. — Coutume d’ensevelir les morts avec leurs trésors. — Le trésor sépulcral de Palestrina. — Le tombeau de Nitocris à Babylone. — Pyrrhus et les sépultures royales à Ægcæ. — Le tombeau de Corneto 417