‹ MycènesChapitre 43 sur 254 · Voyez le plan D · texte numérisé non relu

Voyez le plan D

jection sérieuse à admettre qu’il est d’une date plus récente que les murailles de la citadelle.

Le reste de la ville, comme le montrent les ruines des murs des maisons, a été un vaste faubourg bien bâti. Les habitants, quand ils étaient attaqués par un ennemi contre lequel leurs propres moyens de défense étaient insuffisants, pouvaient se retirer dans la partie fortifiée de la ville et dans la citadelle. Quelques-uns des édifices de ce faubourg sont très-grands et d’une très-belle construction cyclopéenne. J’appelle tout particulièrement l’attention sur le bâtiment qui est sur le bord même de la profonde ravine, à l’ouest de la porte des Lions, et dont les quatre murs sont encore visibles. Il a 93 pieds (27"',90) de long sur 60 (18 mètres) de large ; c’était peut-être un temple. J’appelle aussi l’attention sur les fondations d’un grand édifice cyclopéen qui fut peut-être aussi un temple ; il est sur la crête d’une colline, au sud-sud-ouest de l’acropole et au nord du village de Charvati. Cette colline semble avoir été, dans cette direction, à la limite du faubourg ; car, au delà, on ne trouve plus de tessons de poterie mycénienne. J’y ai trouvé deux haches de diorite d’un beau poli.

Dans deux vallons à proximité de cette colline sont les deux seuls puits de Mycènes. Les ruines d’édifices cyclopéens qui les avoisinent et les tessons de poterie mycénienne que l’on rencontre au delà de ces puits prouvent clairement qu’ils étaient dans l’enceinte du faubourg. Chose étrange, le professeur E. Curtius a pris l’ancienne carrière de Charvati pour des ruines du mur de la cité, et, en conséquence, a placé ce village sur sa carte, dans l’enceinte de Mycènes; or c’est une grave erreur : jamais la ville ne s’est étendue aussi loin.

Mais tous les murs cyclopéens du faubourg ne sont pas des murs de maisons ; un grand nombre sont des murs de soutènement pour les terrasses.

De tous les édifices du faubourg, les plus intéressants sont les trésors. Comme ils ressemblent singulièrement à des fours, les paysans d’aujourd’hui les appellent (^ovp^joi. L’un d’entre eux est juste en dehors de la ligne du mur d’enceinte, sur la pente

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