OUNEMENTS J)’ARG1LE VERME
avoir servi croriieiiiciils sur les portes ou ailleurs (fig. 165); les pareils ligureiit aussi au Musée Britannique parmi les objets provenant du tonibeau d’Ialysos. L’objet quadrangulaire (fig. 166) où l’on voit une seiche très-bien représentée, entre deux boixl tires vertieales formées d’entailles denticulées, est percé de quatre trous, pour qu’on puisse l’attaclier avec de petites chevilles. L’objet que représente la figure 167, qui a la forme d’un cbampignon percé d’nn trou dans toute sa longueur, est de la meme composition ; il doit aussi avoir servi d’ornement ; la queue était enfoncée dans l’objet a décorer, la tête seule ressortait ; on pouvait y mettre soit une fleur, soit quelqueautre chose. J’ai trouvé aussi nue grosse
perle percée, également en argile cuite recouverte d’un vernis de plomb (fig. 168) .
Je trouve fréquemmeiit aussi de jietits objets en forme de cônes ou bien avec des pointes plus émoussées et, dans ce dernier cas, percés de trous; ils sont tournés dans un minéral qui, selon le professeur Landerer, estla pierre de Siphnos (lapis o II arls),conmmnément appelée pierre ollaire. Le même savant appelle mon attention sur le passage suivant de Pline : « Dans l’île de Siphnos, il y a une pierre que l’on creuse et que l’on tourne pour en faire des vases ; ces vases sont très-utiles pour cuire les aliments et pour conserver les comestibles, propriété que cette pierre partage avec la pierre de Cornues en Italie. La pierre de Siphnos a une propriété particulière : naturellement tendre, elle noircit et durcit au contact de l’huile quand elle a été chaidfée. On peut la touruei' pour eu faire des ornements. » Les petits cônes tournés dans cette })ierre ont deux petits trous de cba(pie côté du bord iidérieur; ces trous ont dù être prati(|ués pour y passer les |)elites chevilles destinées à lixer
FOUILLES DANS LA CITADELLE
les objets. La figure 172 donne la reproduction d’un de ces objets, et la figure 169 celle d’un autre objet tourné dans la même pierre. Le curieux objet (fig. 171) qui a presque la forme d’ime idole troyeinie est en verre et fort altéré; je ne puis m’en expliquer l’usage. Il est percé, à la partie inférieure, d’un trou tubulaire destiné à le fixer sur quelque autre chose et peut avoir servi d’ornemcut. La petite boule (fig, 170) sur laquelle on voit de curieux dessins gravés eu creux est d’une argile cuite très-dure.
Fig. 170,171, 17'2. — Ornemeuls d’argile vernie, etc.(3à 4 mètres). Grandeur réeue.
Je rencontre aussi fréquemment des objets en forme de boutons, semblables à ceux que j’ai déjà montrés (fig. 126), et qui, selon le professeur Landerer, sont tournés dans la pierre nommée lapis serpeutinus. Je rie puis en expliquer l’usage qu’en supposant qu’ils ont servi d’oruemeuts sur les portes et sur les murs, comme l’objet de la figure 167. Ou a trouvé aussi une grosse perle de verre blanc percée et un gros bloc de diorite, avec des creux circulaires pour mouler différents objets.
Un trésor d’objets de bronze a été découvert à une profondeur de Id pieds (3'", 90). Il comprend cinq couteaux (semblables à ceux des ligures 121-125), deux petites roues et un objet avec un anneau dont je ne puis m’expliquer l’iisageb <^^eux lances, deux haches à deux traiichaiits (fig. 173), des épingles à cheveux, deux vases avec les débris de quatre autres et un trépied. Je ne saurais comprendre à quel usage ont pu servir les deux roues ; on n’a jamais dû songer à les faire tourner, puisque, comme on peut le voir sur la gravure^, elles ont une anse quadrangulaire qui montre qu’elles ii’oiit jamais