‹ Mycosis du PharynxChapitre 20 sur 25 · LITE · texte numérisé non relu

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ment ne serait pas sans danger, l’acide chromique étant toxique à faible dose.

Le docteur Delavau a obtenu les meilleurs résultats avec l'application fréquente d’une solution de borax ou de bichlorure de mercure et surtout en faisant disparaître les troubles de la digestion.

Le docteur Kitchen a recommandé l’hyposulfite de soude.

On a aussi préconisé le peroxyde d'hydrogène.

Semon prétend avoir guéri un cas avec des gargarismes de chlorate de potasse et des attouchements à l'acide tannique.

L'’alun et le nitrate d'argent ont été employés sans bons résultats.

Jacobson recommande le sublimé au 2/1000.

Toeplitz ne réussit pas avec les sels de fer.

MM. de Nabias et Sabrazes et M. Labit disent avoir obtenu de bons résultats avec le traitement suivant :

Chlorure de zinc, fondu en plaques 45 grammes.

ÉauLiiSUUée RE TER RPC 25 — loduré-depotassines eee 70 — JO PUR D SE NERO SES ES 4,25 cent.

On fait dissoudre à chaud, le chlorure de zinc dans l'eau distillée. On ajoute alors l'iodure de potassium peu à peu. Il se forme un précipité jaune qui se redissout par l'ébullition. On retire le vase du feu, on ajoute l’iode en agitant jusqu’à dissolution complète.

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M. Moure dit avoir obtenu de bons résultats

avec cette solution.

M. le docteur À. Colin obtint l’année dernière

une guérison complète par l'emploi du perchlorure de fer. Voici comment l’auteur s'exprime, dans les archives de laryngologie, 1896, page 451.

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« Je me servis de la solution officinale, qui renferme 26 de chlorure ferrique et 74 d'eau (Perchlorure de fer). Avec un tampon de coton imbibé de cette solution, je badigeonnai les parties atteintes.

« Je vis presque instantanément tous les points leptothrixiques s'imprégner du liquide et prendre d’abord sa teinte jaune, puis devenir marron foncé, la muqueuse conservant sa teinte normale.

« Deux jours après, lorsque je revis la malade, les touffes de leptothrix étaient d'un noir franc.

« Austylet, je les trouve d’une consistance dure et avec les pinces nasales, je puis les arracher une à une sans difficulté. Je remarque que le perchlorure de fer a pénétré très profondément dans ces végétations, l'extrémité seule de leur racine est restée jaune ; elle esteffiléeet, regardée à la loupe,

‘on n’y voit pas de cassures. I semble donc qu’on

l'aitarrachée touteentière. Pendanttroissemaines, je recommençai tous les deux jours ce pansement et les points de leptothrix disparurent. A la base de la langue, sur la paroi postérieure du pharynx, c'est-a-dire partout où elles s'implantaient sur la

« muqueuse lisse, les végétations disparurent après « trois ou quatre pansements, sans que j'aie eu « besoin de les arracher. Les touffes qui résistèrent « le plus longtemps furent celles qui étaient logées « dans la profondeur des cryptes et cela se conçoit, « étant donnée la difficulté que l’on rencontre à y « porter le topique.

« Depuis un mois et demi, je ne vois la malade « qu'une fois par semaine. Il lui reste de l’amyg- « dalite lucunaire, mais les cryptes se vident facile- « ment etil n’y a plus de leptothrix. »

OBSERVATION IV (Hemenway).

Mlle K..., âgée de 32 ans, vient en consultation le 13 avril 1891, pour une tache blanche suspecte de l’amygdale gauche. Les deux amygdales sont enflées et légèrement congestionnées, surtout l’amygdale gauche, de forme arrondie. Sur cette dernière il y a deux plaques blanches dont la plus grande a deux millimètres de diamètre et s'élève de près d’un millimètre au-dessus de la surface épaissie de la muqueuse. Les deux excroissances sortent des follicules tonsillaires. I y avait de petites taches sur l'amygdale droite. L'auteur diagnostique une pharyngite tonsillaire, et prescrit un purgatif mercuriel, et des lotions au permanganate de potasse.

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Quelques jours après, les plaques, au lieu de diminuer, avaient augmenté de volume. La plus grosse ressemblait à un amas d'œufs de mouches. Elle avait une couleur blanche avec une légère teinte café au lait. Elle sortait visiblement d’un follicule dont l’orifice était largement dilaté.

L'auteur en enleva une partie avec la pince et l'examina sous le microscope. Elle contenait des cellules épithéliales en petit nombre, mais surtout des petits corps en forme de bâtonnets disposés en faisceaux. Ce n’était ni la diphthérie, ni une pharingite folliculaire, niaucunedes maladies familières à l’auteur. L’affection était locale et ne demandait qu'un traitement local. L’acide borique, l'acide phéphénique, une solution de thymol, d’eucalyptol et de menthol, de teinture d’iode, n’eurentd’autre effet que de produire parfois une inflammation locale et, indirectement, un plus fort développementdes végétations, enaugmentant la congestion. Il était évident qu'il y avait pénétration profonde dans l'amygdale, et l’auteur proposa l'emploi de l’électro-cautère. La patiente refusa et partit.

L'auteur s'étant convaincu qu’il s'agissait d’une pharygo.mycose, fit revenir la malade et enleva une nouvelle partie de la production. Rien à l'œil nu n’indiquait une mycosis.

En juillet, Mile K... eut une amygdalite aiguë, suivie d’un fort développement des végétations dont

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des fragmentsfurentenvoyéà l’auteur. Elle employa alors la « listérine ».

Le 30 août, l’inflammation et le gonflement avaient disparu et ilne restait qu'une tache blanche. M. Hemenway conseilla l'emploi d'une forte solution de glycérine peptique et acide chlorhydrique, qui ne parut avoir que peu ou pas d'effet.

Le 17 septembre, les amydales avaient beaucoup diminué de volume, chacune d'elles portait une tache blanche d'aspect tout à fait différent des précédentes. Le parasite siégeait sur une large base, l'apparence était maintenant granuleuse plutôt que membraneuse.

Le 18 septembre, la patiente alla consulter un grand spécialiste de Chicago qui employa l'électrocautère.

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