‹ Myomectomie au cours de la grossesseChapitre 32 sur 34 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

L. — La myomectomie est l'opération iléale tant pour la mortalité maternelle que pour la mortalité fœtale, lorsqu'il y a des indications opératoires formelles, au cours d'une grossesse avec fibromes.

I. — Cette intervention peut être pratiquée soil d'urgence, lorsque les indications sont in.li:cutables, soit au moment choisi, lorsqu'elle n'a qu'une nécessité relative. Dans ce dernier cas, on peut lui préférer souvent l'abstention, avec surveillance de la malade et opération césarienne simple ou suivie de myomectomie où d'hystérectomie s'il survient des complications graves près du terme ou au moment du travail. C'est maintenant la conduite le plus souvent adoptée.

IL. — On doit renoncer à la myomectomie lorsqu'il existe des complications annexielles sepliques, un fibrome à marche galopante, du sphacèle et de la gangrène de la tumeur, surtout si elle est sessile, ou bien si l’état général de la malade est très mauvais.

IV. — Il existe une différence notable dans la gravité opéra toire des fibrom:s sessiles et des pédiculés. I y à beaucoup plus de chances de voir la grossesse s'interrompre après l’énucléation d'un fibrome non pédiculé. Ce sont, à proprement parler, deux opérations toutes différentes au point de vue opératoire et pronostic.

V. — 11 semble que le meilleur moment pour intervenir soit entre le quatrième et le cinquième mois, lorsqu'il n'y a que des

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indications relatives. Passé ce délai, les chances d'interruption dela grossésse croissent avec la proximité du terme.

VI. — Lorsque la myomectomie a été possible, les suites opératoires sont le plus souvent normales; il y a une faible mortalité maternelle. Les suites (ardives sont également bonnes et, ainsi que l’a montré Gouillioud, l'avenir de la malade n’est nullement assombri, mais, au contraire, présente l'avantage de la possibilité de maternités futures. |

VIT. — JL. Faure a formulé contre la myomectomie les reproches d’être plus grave que l'hystérectomie, d'être incomplète et d'exposer aux récidives, enfin de donner un grand nombre d’avortements. [1 y a une part de vrai dans cette critique, mais le caractère d'opération conservatrice, au plus haut degré, de la myomectomie suffit à la justifier souvent. Il sera prudent, lors de l'opération, de-suivre le conseil de Balfour Marshall, qui demande toujours ‘à la malade l'autorisation de

faire l'hystérectomie, si elle s’imposait.

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