‹ Mystères inédits du quinzième siècleChapitre 128 sur 140 · LE VILAIN · texte numérisé non relu

LE VILAIN

Je mengeray de la boulie

Jà quant je vendray à maison ;

Mais j'ay perdue ma saison

De tous poins ceste matinée ; : \

Car le prestre sy à chantée

Hui au matin trop longue messe.

Ne prise le cry d'une asnesse, .

DE SAINT FfACRE.

Tout quancfû'il porroit sermorinek Il ne pensse qu'à organer . •

Pour traire notre argent de bbur&se.

Aussy tost aroîtvi. pet d'oursse ', Qu'ait riep» du mien par son ^»bet, Tant sache chanter au fausset i N'a haulte alaine. :

LE BRIGANT.

Bons homs, dy-moy y ne te*soit painfe, Par où sont lez brigans passez : ; •' Je sui destrier tout lassez.

Ensaigne-moy, que Dieu te voie , De Saint-Omer la droite voie.

Le vilain ne daigne respondre.

En mon cuer en ay grant engaigne;

Sourt est , je crov.

LE VILAJN. .

Qu'es-tu après .1. .pajtejfirpy?

Tu as robe biep epcourtée.

N'aiez double qu'elle soit crotée. ,; Tu semblés mu Jt en pla in d'pMltrage.

Je ne sçay se tu as courage .

De moy férir en nulle guise , Mais en vérité te devjse Que se de toy féru estpie, De mon houel t'abatnoie Le hasterel.

LE BRIGANT.

Se félon vilain boterel

Me tient biem} ne me vtink mrt dim i Voir me Eut au caergrant yrej Encore i'tfraisoneeray : ; Bons hone** <ty, pur on ptmetmf ■■■ Pour u*ez cooipai£Ktts roiqpmer , ". ■ ■ Je le te vouUroie ratnwr "-,!> Par courtoisie.

Ma £uase anînœ gratt- westrie $ .

Suz moy sWfwa toufewintiée. .

Quant je veut pois nfay qaèi privé* - Trop mede^isé imlement* ■ . t ; Sy en ara grief fÉtament En brief termine.

LE 3RIGANT.

Fauh vilain , la maie corrine Te puist tenir, et le lampas !

Pour quoy m'ensaignes-tu pas Mon chemin, chose que dye?

Par foy ne tieng qu'à moquerie, Je te feray ains que m'en aille En fourme de vilain sanz feille.

Es bien faillie.

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