LE VILAIN
Je mengeray de la boulie
Jà quant je vendray à maison ;
Mais j'ay perdue ma saison
De tous poins ceste matinée ; : \
Car le prestre sy à chantée
Hui au matin trop longue messe.
Ne prise le cry d'une asnesse, .
DE SAINT FfACRE.
Tout quancfû'il porroit sermorinek Il ne pensse qu'à organer . •
Pour traire notre argent de bbur&se.
Aussy tost aroîtvi. pet d'oursse ', Qu'ait riep» du mien par son ^»bet, Tant sache chanter au fausset i N'a haulte alaine. :
LE BRIGANT.
Bons homs, dy-moy y ne te*soit painfe, Par où sont lez brigans passez : ; •' Je sui destrier tout lassez.
Ensaigne-moy, que Dieu te voie , De Saint-Omer la droite voie.
Le vilain ne daigne respondre.
En mon cuer en ay grant engaigne;
Sourt est , je crov.
LE VILAJN. .
Qu'es-tu après .1. .pajtejfirpy?
Tu as robe biep epcourtée.
N'aiez double qu'elle soit crotée. ,; Tu semblés mu Jt en pla in d'pMltrage.
Je ne sçay se tu as courage .
De moy férir en nulle guise , Mais en vérité te devjse Que se de toy féru estpie, De mon houel t'abatnoie Le hasterel.
LE BRIGANT.
Se félon vilain boterel
Me tient biem} ne me vtink mrt dim i Voir me Eut au caergrant yrej Encore i'tfraisoneeray : ; Bons hone** <ty, pur on ptmetmf ■■■ Pour u*ez cooipai£Ktts roiqpmer , ". ■ ■ Je le te vouUroie ratnwr "-,!> Par courtoisie.
Ma £uase anînœ gratt- westrie $ .
Suz moy sWfwa toufewintiée. .
Quant je veut pois nfay qaèi privé* - Trop mede^isé imlement* ■ . t ; Sy en ara grief fÉtament En brief termine.
LE 3RIGANT.
Fauh vilain , la maie corrine Te puist tenir, et le lampas !
Pour quoy m'ensaignes-tu pas Mon chemin, chose que dye?
Par foy ne tieng qu'à moquerie, Je te feray ains que m'en aille En fourme de vilain sanz feille.
Es bien faillie.