‹ Mystères inédits du quinzième siècleChapitre 134 sur 140 · LE POTENCIER · texte numérisé non relu

LE POTENCIER

Biau lieu a çy , mult me délite.

Bien sommes venuz sanz demeure ; Agenoillier nous fenît en l'eure. Devant le saint sommes venuz; A li prier sommes tenuz, Et saint Fiacre qui jadis Féistes tant qu'en Paradis Est l'âme de vous hostelée , Priez Dieu que santé donnée Me soit briement.

l'aveugle.

Sire, sy voir comme griement Ay lonc temps usée ma vie , Au filz de la Vierge Marie Priez tant pour moy que je voie.

Bien ay enploier ma voie,

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Car je voy bien et clèrement.

Loez soit Dieu qui point ne ment De cest ouvrage.

LE POTBWCIER.

Aussy doy-je de bon courage Dieu et saint Fiacre prisier.

Plus ne mç faudra débrisier Sus potences ; n'en ay que foire.

Dieu doy louer de cest afaire Bien fermement.

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