AN ANUS
Frère Pol, Dieu vous croisse honneur!
Les faulz Juifz grant et meneur Qui demeurent en ceste ville .
De vous tuer ont prins concile :
Por Dieu alez-en , n'y tardez !
s. POL.
Se vous dictes bien , regardez Qu'au premier assault je m'enfuie, Qui ne doy doubter vent ne pluie , Roys ne princes , ne duc ne conte :
Sire, ce seroit trop grant honte Et estande pour les enfermes.'
ANANIAS
Bien sçay , frère , qu'estes sy fermes Que vous ne doubtez point mourir ; Mais, pour Dieu, vueilliez secourir Au monde qui est en erreur!
Ce n'est estande ne horreur S'un pou vostre mort différez; Mes grant bien et grant sen ferez Por mielx en la fov labourer, Et Jhésucrist plus honnourer Qui a en vous sa grâce mise i. .3
i/| LA UUiVEMSUKI D£ S. PAUL.
El voua a Eût de sainte Église Noble docteur et son apostre.
8L POL
Dites doue vostre Pater nostre i\)r moy et à Dieu soiez vous.
Loi* voue .1. pou avant, puis se siée à terre.
ANANIAS
\ Dieu , frère , priez pour nous.
S. BARNABE, ans ApOStfCS.
Or entendez-vous , mes seigneurs , i)\\o nostre sire a voulu faire?
Saulet qui tant maulz et douleurs Et engoisse nous a (ait traire, Jhésucrist Ta voulu attraire Et apeller à son servise.
Sy est aus fkulz Juifz contraire Et vray docteur de sainte Église.
s. PIERRE.
Doulz Dieu, vous soiez mercié De sy noble conversion!
Vostre nom soit glorefié D'avoir esleu tel champion !
s. ANDtUEU.
(Vest .1. vessel de éleocion.
J'en regracie Dieu le père ( % lui tous a en dileccion :
por ce est fcl qui se désespère.