‹ Mystères inédits du quinzième siècleChapitre 71 sur 140 · GEU SAINT DENIS · texte numérisé non relu

GEU SAINT DENIS

CONTp«JE AÎN^SY.

s. rieule, à S. Denis.

Chier sire, Jhésucrit vous gart!

s. DENIS.

Frère, bien vegniez. De quel part?

Voulez chose que puisse faire ?

s. RIEULE.

Mon très chier seigneur débonnaire, L'empereur Domicien Sy a bany le Dieu menistre ^ Saint Jehan ly euvangéliste, Dont je ray moult desconforté. * Sy me fut dit et raporté Que baptesme aviez receu, Et en l'eure que je le sceu

LE MARTYRE DE SwPSIUS ET DE SB}'

Je vins a voua, sire , a refuge.

■ S. DENIS

En tel tempeste, m tel déluge, W

Dpulz Jb&ucrist , gardez les vostres.

Biau frère, et où sont les apostres Mes seigneurs saint Pol et saint Pierre?

S. RIEUtE.

On m'a dit , sire, èh céste terre, Que grant temps a qu'à Romme sont.

s. DENIS.

Dieux! je voy bien qu'ilz soufreront A Romme leur derrain martire.

A eulz m*en voiz , car moult désire Avecques eulz finer ma vîe.

Page 1