‹ Mystères inédits du quinzième siècleChapitre 73 sur 140 · SB · texte numérisé non relu

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è ^Ë&* t ^y-'ra^lARTYRE lMi-8^ DENIS

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D'y aler j à.Dîëu soièz-Mfus!

Lors voisent S. I)enis et S. Rieule à Ranime.

s . dénis , à genous, en basant S. Clément en 1$ juain . Diex vous croisse honneur, très saint Père !

Bien suis eureus quanta vous touche.

s. clément , en levant S. Denis.

Bien vegniez, Denis nostre frère !

Venez noqs besier jen la bpuche. ,

Cy le baise et puis die :

Denis, nos pères ont la gloire Des cielx aquise par martire.

Grâces à Dieu , je voy bien oire Qu'amené vous a nostre sire.

Denis, nous avqns grant semence, Mez il y a trop pou qui euvre.

Grantsen avez et grant science; Or metez piez et mains en euvre.

Denis, alez-vous-en en France Et menez cestç grant compaignie.

En monstrant ses conpaignons.

Preschiez la foy et la créance; N'i ait eelluy qui point se faigne.

Denis ^ ne doubtez caste enprise , Nostre Seigneur vous aidera : ^ar vous sera France conquise Et Jhésucrist y régnera.

Denis , alez-en liément.

Pe par la Sainte Trini#

me. — *

Nostre povointoul piaulement Vous donnons et auctorité.

Alez avecques ly, biaus frèresj

Cy die à S. Rustique et aus autres f Et penssez chascun de bien (aire.

LES COWPAJGNOjiS , a S. Denis.

Volentiers, très révérens pères, .

Quel paine que nous doions traire.

s. DENIS.

Sire, cest euvre est moult grevable ; Nient mains je suis prest d'obéir.

Par vous nous sera Diex aidable; Vueillez nous, sire, benéir.

S. clément , enlevant la main.

Ainssy com fu nostre Sauveur Avecques nos pères par grâce], Ainssy vous soît à tous aideur En tout temps et en toute place.

In nomine Patris et Filii, et Spiritus Sancti. Amen.

■ Lors voisent en France.

S. DEMIS, à ses conpaignoDs.

De France aprochons, merci Dieu ; Cheminer nous fouit en maint lieu Pour preschier la foy crestienne.; Saturnin ira en Guienne, Et en Espaignc Marcelin , Lucien et frère Quentin *

JL

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ARTYRE 0fe& DBN1S

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À Reauvafe et à Amiens*

Là trouveront foyson païens ;

Et Rieùie à Arle dëmourra :

Bien fat voir qu'à*Senliz mourra.

A Meaulz y rez , frère Sentin ,

Et avecques vous frère Ântbnin.

Quant les tirans me feront prendre

Venez à moy sans plus attendre ;

La manière de mon martire

Diligemment faites escripre

Et Pescrif>t portez au Saint Père.

Moy , Rustique et frère Eleuthère "

En yrons tout droit à Paris.

Je pry à Dieu de paradis

Qu'il vous vieuiile en tout bien conduire.

SES CONÊAIGftÔNS.

Amen , èi\ D ieu soiez i sîrè !

Cy se départent et voisent où ilz vourroni.

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