‹ Mystères inédits du quinzième siècleChapitre 95 sur 140 · S. GERMAIN ET S. LOU · texte numérisé non relu

S. GERMAIN ET S. LOU

Âmen, et à Dieu soiez, sire.

Cy voisent un pou avant , et S. Germain, en regardant

saincte Geneviève , die

Je voy là une damoiselle

Saincte et dévote, et bonne et belle ,

Remplie de la grâce D ieu .

s., LOU.

Sire, je vous pri, en quel lieu?

s. germain, en la monstrant* Yllecques enmy celle gent.

s. LOU.

C'est .1. vessel et bel et gent, Pour voir, plain de bien et de grâce.

Nostre sire Diex la parface!

s. germain, à père et à mère.

Mes bonnes gens de ceste ville , Dites-nous qui est ceste fille.

1^4 < ' M» WRACI-Hfr

SBïrt | lé père saànslé Gëntrièré.

Mott chier seigneur, vecy ta mère De l'enfant v et je suis le père.

S, GEBMÀlN.

Bonnes ge»s > bien estes ereus

D'avoir enfant ty plantureus,

De gràùè de Dieu tant amée

Que dez l'eure qu'elle fut néfe . • ■ .

Les anges en firent grant feste.

Conversât*» trèfr-hoimestti

Et saincte yie mènera.

Mainte personne bien fera

Par son bien et par sa doctrine ,

Et maint pécjbpur qui mal chemine

Sera sauvé jiar ses mérites.

Çà y ma belle fille , or me dites ,

Voulez vivre en virginité?

Mon trè-schier seigneur, en vérité , Vous demandez sen que désire.

N'y fouit plus, fors de riostre sire Vueille acomplir à son plaisir Par vos prières mon désir.

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