Chapitre VIL
I Fin du discours de Jésus-Christ. — 24 La maison bâtie sur le roc. Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés ; car on vous jugera du même juge-
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ment que vous aurez jugé ; et on vous mesurera de la même mesure que vous aurez mesuré les autres. Et pourquoi regardes-tu une paille qui est dans l'œil de ton frère, tandis que tu ne vois pas une poutre qui est dans ton œil ? Ou comment dis-tu à ton frère : Permets que j'ôte cette paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite ! ôte premièrement de ton œil la poutre, et alors tu penseras à ôter la paille hors de l'œil de ton frère. Ne donnez point les choses saintes aux chiens, et ne jetez point vos perles devant les pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent à leurs pieds, et que, se tournant, ils ne vous déchirent. Demandez, et on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; heurtez, et on vous ouvrii-a. Car quiconque demande, reçoit ; et qui cherche, trouve ; et l'on ouvre à celui qui heurte. Et qui sera même l'homme d'entre vous qui donne une pierre à son fils, s'il lui demande du pain ? Et s'il lui demande du poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Si donc vous, qui êtes mauvais, savez bien donner à vos enfants de bonnes choses, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-til des biens à ceux qui les lui demandent ! Toutes les choses que vous voulez que les hommes vous fassent, faites-/^^-leur aussi de même ; car c'est la loi et les prophètes.
Entrez par la porte étroite ; car la porte large et le chemin spacieux mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui y entrent ; mais la porte étroite et le chemin étroit mènent à la vie, et il y en a peu qui le trouvent. Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous en habits de brebis, mais qui au dedans sont des loups ravissants. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Ainsi tout arbre 5r«f «^ bon porte de bons fruits; mais un mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte point de bon fruit est coupé et jeté au feu. Vous les connaîtrez donc à leurs fruits.
Tous ceux qui me disent : Seigneur ! Seigneur ! n'entreront pas tous au royaume des cieux ; mais celui-là seulement qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur ! Seigneur ! n'avons-nous pas prophétisé en ton nom ? et n'avons-nous pas chassé les démons en ton nom } et n'avons-nous pas fait plusieurs miracles en ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus ; retirezvous de moi, vous qui faites métier de l'iniquité.
Quiconque donc entend ces paroles que je dis, et les met en pratique, je le comparerai à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc ; et la pluie est tombée, et les torrents se sont débordés, et les vents ont soufflé, et sont venus fondre sur cette maison-là ; elle n'est point tombée, car elle était fondée sur le roc. Mais quiconque entend ces paroles que je dis et ne les met pas en pratique, sera comparé à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable : et la pluie est tombée, et les torrents se sont débordés, et les vents ont soufflé et sont venus fondre sur cette maison-là ; elle est tombée, et sa ruine a été grande.
Et il arriva que quand Jésus eut achevé ces discours, le peuple fut étonné de sa doctrine ; car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes.
Je ne commenterai pas davantage ces textes mais pour ce qui est de " V Oraison dominicale.^ " Pfleiderer a trouvé qu'une ancienne prière araméenne antérieure à
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l'époque du Christ, se terminait par ces mots " Que Von ait foi et quon sanctifie son nom sur la terrt- qu'il créa selon sa volonté. Puisse-t-il fonder son " rlgne " de votre vivant et du vivant de toute la maison d^ Israël. " Le " Pater " tel que nous le connaissons aujourd'hui est sensiblement transformé. Il y a là une évolution incontestable. Dans la " Didakhê^ " nous le retrouvons sous cette forme :
Notre père qui es au ciel
Que ton nom soit sanctifié,
Que ton royaume arrive
Que ta volonté soit faite sur terre comme au ciel
Donne-nous aujourd'hui la pain nécessaire h notre existence.
Remets-nous notre dette
Comme nous remettons aussi la leur a nos débiteurs.
Et ne nous induis point en tentation.
Mais délivre-nous du mal ;
Car a toi est la puissance et la gloire dans les siècles ! "
Comparez maintenant le sermon sur la Montagne avec le Discours de Krshna à Ardjouna, d'après la " Bhagavad Gîta. " ^ Je n'ai pas cru nécessaire de vous le donner en entier. Mon but est simplement de vous montrer ici comment certaines phrases mal comprises peuvent être transposées dans une autre langue et adaptées au milieu nouveau. II en est des légendes comme des plantes, quand on les transplante sous d'autres climats, elles se modifient sensiblement dès qu'elles ne sont pas dans le milieu habituel.
Texte de la Bhamvad-Gîtâ
Les hommes qui suivent mes commandements avec foi, sans murmure, sont eux aussi, dégagés du lien des œuvres.
Celui qui connaît, selon la vérité, ma naissance et mon œuvre divine, quittant son corps ne retourne pas à une naissance nouvelle ; il vient à moi, Ardjouna. "
Transposition Alexandrine
Et le Seigneur dit :
Bienheureux les simples qui ont la foi et qui suivent sans murmure les commandements que je leur ai donnés.
Car le Royaume des Cieux est à eux et ils revivront éternellement.
Rejouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense sera grande dans les cieux.
^ Traduction d'Eugène Burnout.
^ Erratum : A la page 2 1 6, il y a " Ardjourna " ; il faut " Ardjouna ".
Dégagés du désir, de la crainte, de la passion, devenus mes dévots et mes croyants, beaucoup d'hommes, purifiés par les austérités de la science, se sont unis à ma substance.
Car selon que les hommes s'inclinent devant moi, de même aussi je les honore.
Mais pour ceux dans l'âme desquels la science a détruit l'ignorance, la science comme un soleil illumine en eux l'idée de cet Etre suprême.
Pensant à lui, partageant son essence, séjournant en lui, tout entiers à lui, ils marchent par une route d'où l'on ne revient pas, délivrés par la science de leurs péchés.
Ici-bas, ceux-là ont vaincu la nature, dont l'esprit se tient ferme dans l'identité, car l'Identique Dieu est sans péché ; c'est pourquoi ils demeurent fermes en Dieu.
Un tel hommie ne se réjouit pas d'un accident agréable, il ne s'attriste pas d'un accident fâcheux. La pensée ferme, inébranlable, songeant à Dieu, fixé en Dieu.
Libre des contacts extérieurs, il trouve en lui-même sa félicité,et ainsi celui que l'Union mystique unit à Dieu, jouit d'une béatitude inépuisable.
Quand on a banni les affections nées des contacts, dirigé sa pensée et sa raison exclusivement vers la délivrance; lorsque le désir, la crainte, la passion étant bannis, parvenu vraiment à la délivrance ; on comprend que je perçois les sacrifices et les austérités, que je suis le grand Souverain des mondes et
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Heureux ceux qui ont le cœur pur car ils entreront dans le sein de Dieu.
Car selon que vous aurez eu confiance en moi, je vous récompenserai dans l'autre vie.
Ceux qui étaient élevés seront abaissés ; ceux qui étaient abaissés seront élevés.
Ceux qui se seront instruits de ma doctrine comprendront.
Je vous le dis en vérité.
Je serai avec eux, car la voie que je vous ai tracée conduit au bonheur.
Résistez à vos tentations et dominez la chair, même si la volonté est bonne, la chair est parfois faible, c'est pourquoi, je vous dis, fortifiez-vous en moi et ayez confiance. Ne suis-je pas le pasteur qui préserve le troupeau du loup ?
Laissez faire Celui qui a créé toute chose.
Ne vous inquiétez pas de vos vêtements, ni de votre nourriture. Voyez les oiseaux et les lys des champs. Dieu ne pourvoit-il pas à leurs besoins ?
Au lieu de regarder autour de vous regardez en vous-même et demandez-vous :
" Si je vis n'est-ce pas grâce à mon Père qui est aux cieux ? " Et adorez le Père en vousmême, car le Père est avec vous.
Bienheureux celui qui se conforme à la loi de mon Père, car mon Père se souviendra de lui à l'heure de la mort et il aura la béatitude éternelle en partage.
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l'Ami de tous les vivants, alors on obtient la béatitude.
Celui qui me voit partout et qui voit tout en moi, ne peut plus me perdre ni être perdu pour moi.
Celui qui adore mon essence résidant en tous les êtres vivants et qui demeure ferme dans le spectacle de l'Unité en quelque situation qu'il se trouve est toujours en moi.
La terre, l'eau, le feu, le vent, l'air, l'esprit, la raison et le moi, telle est ma nature divisée en huit éléments : C'est l'inférieure..
Connais-en maintenant • une autre qui est ma nature supérieure, principe de vie qui soutient les mondes.
C'est dans mon sein que résident tous les êtres vivants, comprends-le ; car la production et la dissolution de l'univers, c'est moimême.
Au-dessus de moi, il n'y a rien, à moi est suspendu l'univers comme une rangée de perles à un fil.
Je suis dans les eaux la saveur, fils de Kountî ; je suis la lumière dans la lune et le soleil ; la louange dans les Védas ; le son dans l'air, la force masculine chez les hommes.
Le parfum pur dans la terre, dans le feu la splendeur, la vie dans tous les êtres, la continence dans les ascètes.
Sache, fils de Prithâ, que je suis la semence inépuisable de tous les vivants ; la science des sages, le courage des vaillants, etc.
Et je vous dis en vérité : Quiconque m'aimera sera aimé et quiconque persécutera celui que j'aime sera persécuté par le Père.
Car tout ce qui existe est l'œuvre du Père éternel que les prophètes et Moïse vous ont fait connaître, et tout dépend de sa volonté.
(Foir diverses théories des Gnostiques et de la Cabbale.)
V Alexandrin ne se souviendra pas du mot " Kountî " et n'en parlera pas. S'il sait ce que les " Védas " signifient, il traduira par " la Prière, l'Hymne ou les Psaumes ". 'Ne connaissant pas le mot, il n'en parlera pas.
Les premiers chrétie?is croyaient que le Christ reviendrait dans le soleil. Voir : " Apocalypse " XXI, 22-25, XXII, 5, où ^^ Dieu sera plus lumineux que le soleil". Voir aussi : Théodoret : " Eaerès ", Fal. I, z6 et St Cyrille de Jérusalem : " Catéches, ch. XV, § 2.
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Il va sans dire que l'Alexandrin qui a entendu ce sermon, le récitera à sa façon, adaptera des idées parfois contraires aux siennes à sa manière également, et finalement l'ayant ainsi transformé, le dira à d'autres, qui le transformeront encore. Le sermon prendra ainsi une forme, dont le moule sera basé sur les idées de l'époque. J'ai voulu en donnant cet exemple, montrer comment auraient évolués et se seraient transformés les sermons entendus aux Indes et passés dans la bouche des voyageurs d'Alexandrie. Comparez avec les diverses transformations des légendes de la création et du déluge.
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Cette longue série d'annonces publiées /(? 13 Février k^i"},, par Je journal " LE MATIN " de Paris ^ pourra donner une idée de la crédulité des gens \ dans un pays civilisé^ au XX^ siècle. Quelle ne devait pas alors être la mentalité d'un peuple oriental^ ignorant et isolé, pour ainsi dire du reste du monde, comme le peuple juif, en Pan 740 de Rome, date à laquelle les catholiques romains fixent la naissance de Jésus. Ces annonces sont d'ailleurs très intéressantes. En tenant compte que chaque ligne coûte ifr., on peut évaluer à peu près ce que ces chiromanciens et charlatans gagnent par jour.
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