‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 173 sur 550 · Pausan., n, 23,8. VII · texte numérisé non relu

Pausan., n, 23,8. VII

10. Id.,I,10, 2. Le culte de la déesse Ourania avait, disait-on, éi& introduit à Athènes par £gée, ou, suivant une tradition plus intéressante, par Porphyritm (l'homme de la pourpre).

ranos, soit qu'elle fût assimilée, copime déesse de la génération, aux divinités helléniques qui présidaient à la naissance et à la vie humaines. Sa religion était florissante dans les établissements phéniciens de Sicile, surtout à Éryx, où les troupes dUiétaBres attachées à son temple, comme à celui de TAcro-Corinthe, rendent témoignage de sa provenance. A Sicyone, sa statue assise, œuvre de Canachos, statue d'or et d*ivoire, avait la tête ornée du polos', attribut ordinaire des divinités de TAsie. Comment enGn ne pas reconnaître Tinfluence de l'Orient dans ces xoana qui représentaient, à l'exemple d'Astarté, Aphrodite toute armée*? Et n'est-ce pas cette circonstance qui explique, dans la mythologie grecque, l'association de la déesse avec Ares', et le type artistique d'Aphrodite vixtjçépo; (Venus victrix)1

Si l'origine de la Déesse Céleste n'est point douteuse^, il est assez difticile de déterminer la signification qu'elle a pu avoir dans l'esprit des Grecs. Plusieurs textes semblent nous montrer en elle une divinité de la lumière. A Élis, elle était la fille d'Ouranos et d'Héméra, du Ciel et du Jour^ En plus d'un endroit, elle était adorée sur les hauts lieux ^ La rosée matinale était l'un de ses dons''. Elle avait aimé et enlevé Phaéthon, fils d'Ëos et de Képhalos; l'étoile brillante du matm et du soir, que nous voyons figurée, avec le ^jj^ ourania. croissant de la lune, au revers d'une monnaie de Macédoine dont la face nous offre le type d'Aphrodite Ourania assise (fig. 55). Chez Homère enfin, comme plus tard, elle est l'épouse d'Héphaestos, dieu du feu céleste. Si de ces témoignages on rapproche le mythe de sa naissance, on comprendra comment M. Max Mûller a pu voir dans Aphrodite née de la mer une personnification de l'aurore, « le plus beau de tous les spectacles de la nature»; personnification qui se

pci*sooni(ication des Phéniciens. Pausan., 1, 14, 7. Sur ses deux sanctuaires athéniens, dont l*un portait le nom d'Aphrodite Iv xYÎTiotf, voir G. Wachsinuth, Die Stadt Alhen im Alter^ (hum, p. 410-414.

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