‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 284 sur 550 · V, «1; XI), 5B · texte numérisé non relu

V, «1; XI), 5B

SIS MYTHOLOGIE DE H ORÈCB AKTIQUF,.

déesse aux yeux d'a/ur, la déesse gémissante tàydsxaicç) dont les flots viennent se briser avec fracas contre Icsécueils. m Le nom d'Am|iliitrile, rapproché de celui de Trilon, le dieu miirin, des différentes rivières qui en Grèce portaient ce nom, cl do celui du lac Tritonis, semble, en

effet, signifier simplement l'eau qui enveloppe la terre, ou qui bat le rivage de ses vagues incessantes *. Dans la Théogonie hésiodiquc, elle

t. 'Afi^i-r^fTi). R. uniicr. tri, ring» (Benfey. Crieck. Wunrl-Lexikon ; Pnlt. Eh/tnel. Fonc/i.. [, 3X8), Hl |>eut-(Hr<; cpIIc qui eiitimro len rirn^'es, la mrJ-. — Beryk [Jakii't Jahrbuch, Kt, p. 306) eipliqiic le nom d'Amiihilnlc par lu ravini-n^, d'oA «!>-». xf'-iti. etc , uierpar le froLiemfnt. SchOmann (C^'utc. Aead.. ÉI, 107} le nlUclw 1 ^ptu cA ifiitài opinion adoptée p«r Preller.

se confond au milieu de la troupe des cinquante Néréides, mais elle est déjà devenue l'épouse de Poséidon, et de son union avec lui elle a donné le jour à Triton ^ Les mythologues postérieurs racontaient que le dieu Payant vu danser à Naxos, dans le chœur des Néréides, s'était épris d'elle et Tavait enlevée'. Ils disaient encore qu'Amphitrite, pour échapper à la poursuite du dieu, s'était enfuie auprès d'Atlas, c'est-àdire aux dernières limites de la mer. Mais Poséidon avait envoyé le dauphin à sa recherche. Le dauphin l'avait suivie et l'avait ramenée'. Les traditions de l'île de Rhodes lui donnaient pour fille la nymphe Rhodè *. Elle était également la mère de Benthesicymè, c'est-à-dire de la vague |)rofonde'. Le rang d'honneur enfin qui lui était attribué la faisait considérer quelquefois comme la mère des Néréides*.

Amphitrite, épouse de Poséidon, fut de bonne heure représentée par l'art grec. Parmi les offrandes du vaste sanctuaire d'Olympie, on voyait un groupe d'Amphitrite et de Poséidon, sculpté par l'Argien Glaucos vers la 79"* Olympiade'. Quelques années après, le Spartiate Gitiadas composait une œuvre analogue pour le temple d'Athèna yaXxtotxcç*. Les deux divinités furent souvent réunies ensuite sur quelques-uns des monuments les plus magnifiques de la Grèce. On les voyait à Olympic, sculptées sur la base de la statue colossale de Jupiter °; à l'acropole d'Athènes, sur le fronton occidental du Parthénon qui représente la défaite de Poséidon par Athèna ^^. Des monuments de ce genre qui nous ont été conservés, le plus remarquable est le basrelief du musée de Munich, connu sous le nom de Noces de Neptune et d'Amphitrite. Les deux divinités sont assises sur un char traîné p^r des Tritons qui font retentir la mer du bruit de leurs conques. Poséidon, la figure grave et majestueuse, le buste nu, tient en main les rênes. Amphitrite est enveloppée du voile des mariées, qui ne laisse voir que sa figure et sa main droite. Doris vient au-devant des deux époux, un flambeau nuptial à la main^^ D'autres représentations nous

Page 1