‹ Mythologie de la Grèce antiqueChapitre 519 sur 550 · Sur leltc Ivgende. loir Hercklïn, Die Talotiage · texte numérisé non relu

Sur leltc Ivgende. loir Hercklïn, Die Talotiage

5. Apollol.. [il, 15. 0. Diod.. IV. 7U. Suliol., Eunp., Oresl.. 1G1S, U. Din.loi-T.

6. Cinvtliou op. Pauiiiti., Vlll, 53, b. ApolU., t, t), •! U. Apollou.. Bbod,. IV, 11338 «{q.

LÉGENDES CRETOISES- 625

Minotaure ^ Lorsque les Argonautes se sont approchés des rivages de la Crète, Talos les en a écartés en précipitant sur leurs vaisseaux des quartiers de rochers. Cet être merveilleux n'a qu'une seule veine remplie de sang, qui s'étend du cou à la cheville du pied, et qui est fixée à son corps par un clou; de cette veine dépend sa vie. Quand Médée arrache le clou qui la retient, ou quand Talos se blesse lui-même au talon à une rocch, tout son sang s'écoule aussitôt, et il meurt *. On racontait encore que Talos était un géant redoutable qui faisait de nombreuses victimes. Il s'élançait au milieu du feu, et, quand sa poitrine d'airain était au rouge, il saisissait entre ses bras et consumait dans une ardente étreinte les étrangers jetés sur les côtes de Crète '. Ce dernier détail peut faire allusion aux offrandes humaines du culte crétois du Moloch phénicien. Mais il nous paraît difficile d'expliquer uniquement la fable de Talos, comme le font Preller et Hartung, par la conception du soleil brûlant et dévorant de l'été. Avec M. Schwartz ^, nous interpréterons cette fable autrement. L'analogie de la veine de Talos avec la veine de la Gorgone (la nuée orageuse), la course rapide de rhomme d'airain, sa parenté avec HéphsBstos et avec Dédale, le. brasier ardent où il se jette, le rire sardonique ' de ses victimes, qui doit être rapproché des éclats de rire provoqués par Hépha^stos, tout indique qu'il est une personnification de l'orage ou du feu céleste. C'est ce que confirme son attribut essentiel et très-caractéristique, la pierre qu'il tient à la main. Cette pierre n'est autre, en effet, que celle de la foudre : antique métaphore qui s'est conservée dans les croyances populaires de l'Allemagne moderne ' et que rappelle encore notre expression française: le carreau de foudre.

Ces images naturelles sont étrangères à la légende de Rliadamanthe ('PaîijjiavGuç), frère de Minos, fils comme lui de Jupiter et d'Europe. Ni l'étymologie ''y ni les renseignements fournis par les mythographes ne nous permettent de déterminer la signification originaire de ce personnage, dont l'histoire est extrêmement courte. Un texte de VOdyssée? nous le montre en rapport avec le géant Tityos qu'il va visiter en

1. Gerhai*d, Denkm. u. Forsch., 1853, pi. 58, 5. 2- Apollod., /. cit. Apollon., id.

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