Catalogue of the greek coins; — Sicily, p
du fronton expliquent suffisamment l’attitude demicouchée que Part prête aux lieux des fleuves : ainsi rilissos et le Géphise occupent les angles du fronton occidental du Parthénon ; le Cladéos et PAlphée, au temple d’Olympie, encadrent également la composition du fronton oriental. La belle statue dite de l’Inopos, au musée du Louvre, est sans doute détachée de quelque ensemble architectural1. Il est possible que ces habitudes, imposées aux statuaires dans la grande sculpture décorative, aient conduit Part à multiplier les figures demi-couchées de divinités fluviales. Dans le groupe de la Tyché d’Antioche exécuté par un élève de Lysippe, Eutykhidès le Sicyonien, et reproduit par les monnaies de la ville, on voit le fleuve Oronte placé aux pieds de Tyché. A partir de l’époque hellénistique, après les successeurs d’Alexandre, cet usage devient général. Le type classique du dieu fluvial est dès lors celui d’un personnage à demi couché, couronné de roseaux, et appuyé sur une urne. Bornons-nous à signaler deux des exemples les plus célèbres ; à savoir les statues du Nil et du Tibre, découvertes à Rome au xvie siècle. La statue du Nil est conservée au Braccio-Nuovo (musée du Vatican). C’est un homme barbu, dans la force de l’âge, demi-étendu, et tenant d’une main une gerbe d’épis, de l’autre une corne d’abondance, tel qu’il est reproduit sur une monnaie romaine frappée au temps d’Hadrien. Autour de lui se jouent seize enfants, personnifiant les seize coudées dont le fleuve doit s’élever au-dessus de l’étiage pour féconder la vallée par le limon