‹ Mythologie figurée de la GrèceChapitre 47 sur 152 · Kékulé. Griecli. Tlionfigiiren ans Tanagra, pl · texte numérisé non relu

Kékulé. Griecli. Tlionfigiiren ans Tanagra, pl

FIG. 3tt.

io8 MYTHOLOGIE FIGURÉE DE LA GRÈCE.

Ton voit la tête d’Artémis avec la légende 2OTEIPA . Sous ce nom, elle est associée à Apollon dans son rôle de dieu pacifique, dispensateur de l’harmonie. Dans la statuaire, cette conception est traduite par le geste de la déesse qui ferme son carquois, et porte la longue robe, au lieu du costume de chasseresse. Deux statues de Dresde et du Vatican se rattachant à cet ordre de représentations sont surtout remarquables par l'expression de douceur qui anime le visage de la jeune déesse.

On sait déjà de quelle souplesse et de quelle puissance d’analyse disposait l’esprit grec pour exprimer, par une légère modification de détail, par l’addition d’un attribut, tous les aspects d’une même divinité. Considérée comme déesse de la lumière, Artémis se reconnaît aux flambeaux qu’elle tient des deux mains. L’Artémis Soteira de Pagae en Mégaride, qui portait deux torches, dans la statue faite par Strongylion, forme une sorte de transition entre les représentations d’Artémis secourable et celles d’Artémis Sélasphoros. Ici les flambeaux rappellent, à n’en pas douter, son caractère lunaire. Ils étaient attribués à la déesse dans un certain nombre de statues destinées au culte, entre autres dans la statue d’or et d’ivoire de Calydon, qu’Auguste envoya aux habitants' de Patrae. C’est comme déesse Sélasphoros qu’Artémis est figurée sur les ex-voto delphiques où elle s’avance derrière Apollon, tenant un long flambeau; et s’il faut en croire un joli passage d’Héliodore, le costume et les attributs de la prêtresse de Delphes auraient été ceux mêmes que porte la déesse sur ces monuments du culte pythien. « De la main gauche, dit le romancier grec, la prêtresse tenait un arc doré; un carquois était

LES DIVINITES DU CIEL

suspendu à son épaule droite. De l’autre main, elle portait un petit flambeau allumé, et sous cet accoutrement, l’éclat de ses yeux, faisait pâlir celui des torches1. »

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