ACTE DEUXIÈME t
NABUGHO.
Raison de plus !
AZOR
El moi, p*pa î
MABUCHO.
Toi aussi...
Puisque je suis Ion fils.
NABUGHO.
Oh! si peu...
AZOR
Vous insultez ma mère !
MÉRODAG.
Mais moi...
NABUGHO.
Vous, comme les autres... Vous avez
été trop faible.
MBRODAC.
Songez que votre fils
va devenir mon
1 gendre.
NABUGHO.
Tant mieux I II héritera plus tôt.
NÉftÉA,
arec un geste de
drame.
Arrêtez!...
COUPLETS
Avant d' couper V cou d' mon bon père ,
Excellent monsieur Nabucho,
Laissez-moi vous crier bien haut
Ces simples mots, sans commentaire :
« Papa n'est pas extrém'ment fort ;
« Mais c* n'est pas d' sa faqi', je vous Y jure.
« De r fair' périr vous auriez tort ;
« Car, au fond, c'est un' bonn' nature! {Bis.)
56 NABUCHO
SMI ehang' plus souvent que la lune.
S'il éehoue ea tous ses projets,
S^il gouverne mal ses sujets, '
Il n' faut pas lui garder rancune :
Papa n*e8t pas extrèm'arenl fort;
Mais c' n'est pas d* sa faute, je vous T jure.
De r fair' périr vous auriez tort ;
Car, au fond, c'est un' bonn' nature. {BU.)
. NABUCHO.
Cette canlilène ne m'émeut pas... Larifla, emmène ta
fiancée!... Pas un mot de plus!... (tarif la et Néréa sortent déso« léf areo les paget et let aairantet. -^ Aux autres.) Quant à VOUS, misérables, aplatissez-vous t (vaincus par son regard fasoinateur, ils •e laissent tomber la face contre terre. — Après s'être assoré qu'ils j sont bien, il s'aranoe rers le public et dit très-tranquillement.) Le fin
mot, c'est que je n'ai pas pris Tyr du tout... Nous passions dans un champ de navets : mon accès allait me prendre. Alors j'ai profité de ce que mes soldats n'avaient jamais vu celte ville. Je leur ai montré le premier village venu, en leur disant : Voilà Tyr, .vous allez m'enlever ça d'assaut!... Et ils sont tous convaincus quMs ont pris Tyr. Ça fait une belle page d'histoire à bon marché... Et maintenant, gare l'accès! je n'ai que le temps d'aller m'enfermer dans mon sous-sol... (Aux autres.) Avcz-vous quclqucs observatious à présenter ?
TOUS, se redressant à moitié.
Oui 1 oui !
NABUCHO.
C'est bien! je vous en dispense... (lU se laissent retomber. —
Au muet.) Mon fidèle serviteur, je te confie la garde des condamnés... (a ses soldats.) Et nous, en route !...
REPRISE DU CHOEUR
Par nos bras puissants, etc.
Ils sortent.