AIR
Un instant, mes amis.
Je vois qu'à temps j 'arrive : '
Je vous tiens, mes petits, Et je vous dis : Qui vive?
Halte-là I
Me voilà !
Croyez-vous donc que l'on se mequc
Ainsi de moi ?
De votre plan sot et baroque
Je ris, ma foi !
Car, sachez-le, quand on veut mettre
Bibi dedans.
Il faut, mes trésors, au moins être
Intelligents :
Or, le fil à couper le beurre,
Chacun sait ça , Aucun de vous , jusqu'à cette heure
Ne r inventa.
C'est moi, mes bons amis, Je vois qu'à lemps J'arrive :
Je vous tiens, mes petits ,
Halte-là I
Me voilà !
88 NABUCHO
MÉRODAC, a Néréa et è Larifla.
Il va y avoir du grabuge ! je vous Tavais bien dit !...
NITOGRIS, «rpeotant la scène.
Âh ! on veut me faire poser! Ah ! on se fiche de moil
BOLABARBBy entrant par la gauche, sur le même ton.
Ah ! on veut nous faire poser! Ah ! on se fiohe de nous.
AZOR, entrant par la droite. II est en costume de marié.
Ah! on se fiche' de nous! on veut nous faire poser.
NÉRÉA, arec effroi.
LARIFLA
Nous sommes perdus !
MÉRODAG.
Qu'il est beau !
AZOR
Tu vois, m'man, ce qu'il a encore fait, mon grand frère. I ) a profité du moment où j'achevais ma toilette nuptiale pour quitter le palais avec ma fiancée.
NITOGRIS.
Ah ! on me désobéit! on enfreint mes ordres!... On vient ici pour corrompre mes serviteurs... Vous oubliez donc à qui vous avez affaire ?... Je vais sévir ! Je sévis !
IIÉRODAG, éperdu.
Elle, va sévir ! elle sévit!... (a NitocrSs.) Eh bien! vous avez raison !
LARIPLA et NÉRÉA.
Oh!
NITOGRIS.
Mais alors, seigneur Mérodac, si vous trouvez que j'ai raison, que venez- vous faire ici ?^
MËRÛDAC.
Moi ? je passais, tout simplement...