SCÈNE IV NÉRÉA, AZOR
ÂZOR, les braa croUés.
Eh bien ! Ëtes-vous assez malôc ?
« NÉRÉA.
Vous! levons défends de me parler, ou je vous égratigne.
Vous savez que je suis le plus fort !... Vous n'avez pas voulu céder aux charmes naturels de ma personne, à tout ce que j'ai de beau, de frais, de poétique et d^inspiré... Maïs il me faut votre amour !... Et je Taurai !
NÉRÉA.
' C'est ce que nous verrons !
AZOR
Prenez garde, madame!... Ce n'est plus l'amoureux timide et tremblant qui vous parle, ce n'est plus l'humble fleur du désert qui palpiiafl sous votre sourire, c'est un époux, c'est un mattre.
NÉRÉA«
Ah! Ah! Ah!
AZOR, se mettant è déclamer.
Si tu voulais, pourtant, fille de l'Arménie, Nous sommes tous les deux aux portes de la vie, Et nos cœurs auraient pu, battant à l'unisson, Répéter à deux voix l'amoureuse chanson, Dans la fraîche oasis, au fond des vastes plaines. Où le lolus grandit près des claires fontaines. Où le chant de l'ibis retentit dans les bois. Où pour parler d'amour, tout a pris une voix, Enivré de parfums, grisé de citronnelle,