‹ Nankin d'alors et d'aujourd'hui;Chapitre 131 sur 167 · ABRÉGÉ · texte numérisé non relu

ABRÉGÉ

Stèle de la pagode de la déesse T'ien^fei, grandement clémente, universellement secourable.

A. Successeur de Hong-ou, je Timite en envoyant mes ambassades civilisatrices.

La première d'entre elles fut surprise en mer par une tempête (longuement décrite), et sauvée par une apparition de T'ien^fei,

B. A cette déesse je conférai les titres de hou'kouo pimin miao-ling tchao-yng hong-jen p'ou-tsi «protectrice du royaume, bienfaitrice du peuple, mystérieusement puissante, manifestement fidèle, grandement clémente, universellement secourable». Je lui dédiai un temple hors les murs, sur la rivière du Dragon (ainsi nommée de Lou-long chan ^ H [1], plus tard, colline du Lion, à Hia-koan).

C. Depuis, la déesse a favorisé les ambassades venues ici de l'étranger, d'innombrables miracles sur mer. D'elle viennent la paix et le bonheur de mon peuple. Je lui dois une stèle avec ces vers :

D. «La belle âme de la fille divinisée de Mei-tcheou (1) se promène le matin dans le jardin bleu (2), le soir dans les îles P'ongf-lei et Yng-tcheou (3); elle relève les chancelants, elle secourt — * ■ ■'

(1) Mei-tcheou ^ iHl patrie de la naissance de THen-fei; d'après le Tch^ongtseng cheou-cheng-ki S ^ ^ W fB) THen-fei était née d'une famille Lin ffC, près du bord de la mer, à Mei-tcheou J§ inli dans la sous-préfecture Fou-t^ien-hien de Hing-hoa-fon au Fou-kien {ÎM M M it È W^B M ^ M M W "W R i, ià' Cf. p. Hoang, Tsi-choiLo tsHuen-tchen ^ ^ ^ iB^) fol. 169.

(2) Hiuen-pou £ @ «jardin bleu». D'après le Choei-king-tchou !^ ÎKB ^5 la montagne K^oen-luen ^ -^ lU a. selon la fable, trois cîmes : la première, s'appelle Fan-t'ong 3| fl3, alias Pan-sowgr ^ ^; la seconde Hiuen-pou £ H, alias Wen-fong ^ JSl ; la troisième, et la plus haute, Tseng-tch^eng Jg |K , alias THentHng ^ ^. A » ^ «

(3) Cf. Ghe-kiy histoire de TaHn Che Hoang £,ffi^^S /Z(Çffi»oùon lit que Siu Che f^ ïn trompa l'empereur TsHn Che Hoang en lui enseignant les faux noms de trois îles fabuleuses dans la mer orientale, savoir : P*ong-lei ^ |jç , Fangtchang JJ P^ et Yng-tcheou {([ Jt| , toutes trois habitées par des immortels ^ A. sien^en.

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les faibles et les réconforte. Appelée, elle répond à l'instant; priée elle entend aussitôt.

Chang-ti lui confie le gouvernement des mers; elle ordonne, et les esprits malins sont dissipés. Vent, pluie, tonnerre, éclairs, tout est enfermé dans son sein : à elle, selon son gré, de les lancer ou de les retenir en leur temps.

Les immenses flots, les grandes vagues deviennent calmes et immobiles; les voyageurs traversent la mer tranquillement,

STÂLE DE jattOrLO. 30S

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comme s'ils se promenaient sur une plaine. Tous les peuples étrangers, enfants du même père, à la peau tatouée, aux habits multicolores, après avoir passé par plus de dix mille royaumes, tous viennent me visiter. Notre déesse les protège, sa puissance très grande et très universelle s'étend jusque-là; elle les dirige, elle les assiste ; n'est-ce pas évident?

Voyez, déesse! votre temple si majestueux, si haut et si grand, bâti pour vous récompenser de vos mérites. Les sacrifices qu'on vous offre, sont purs et odorants.

306 N0TICI8 iPI01IAPHIQ1fBS.

Quand la déesse arrive, elle suspend à ses oreilles de beaux pendants sonores; sur sa voiture précédée de nuages colorés qui lui servent de bannières, elle vole rapide. Quand elle s'asseoit, elle a pour écrans, derrière elle, des nuages, et par devant, les brouillards. Elle monte en un instant au ciel, d'où regardant la terre, elle bénit son peuple : celui-ci vit heureux, dans la paix que donne la déesse. Les vagues de la mer ne se soulèvent plus; l'univers vit en prospérité. Oh! que sa bonne renommée miraculeuse retentisse partout jusqu'aux milliers de siècles !

En la 14* année Yong-lo (1416), le 6 de la 4« lune.

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