‹ Nankin d'alors et d'aujourd'hui;Chapitre 3 sur 167 · NOM. — SITE. — POPULATION. — COLLINES, — PRODUITS. — MURAILLES · texte numérisé non relu

NOM. — SITE. — POPULATION. — COLLINES, — PRODUITS. — MURAILLES

Un coup-d'œil même furtif, jeté sur notre Plan du Nankin actuel, fait saisir la configuration d'ensemble, la situation relative et l'assiette topographique de cette ville fameuse.

Bien qu'indigènes et étrangers lui concèdent encore, plus par routine que par déférence, son nom retentissant de iVan-feinp, *'Cour ou Capitale du Sud" (1); celui de Kiang-ning fou "la préfecture de Kiang-ning", représente pourtant son vrai titre officiel et administratif (2). Le vocable emphatique et pompeux de Kinling, "Colline d'or", la désigne poétiquement en style littéraire (3).

(1) Dans les documents officiels, on évite ce nom de Nankin, depuis que le Gouvernement ne reconnaît plus qu'une seule Capitale. Chronicle and Direct. 1900 p. 226.

Le transfert officiel de la capitale à Pékin date de 1420. v. infra ch. XI. § I.

(2) Notre vocable de Nan-king daterait de 1401. Celui corrélatif de Pé-hing remonterait à 1403 ou 1409. Les deux seraient donc à peu près du même âge. inf. § III. Les Liao appelèrent d'abord leur Capitale Nankin, en opposition avec leur autre capitale située au nord dans le lAao-tong. En 1013, ce nom fut changé en celui de Yen-hing. (C'est le Pékin actuel) M*' Favier, Pékin, p. 3.

Notons toutefois que TcJioang-tsong ^ jj; des T^ang ^ ^ établit sa Cour à T^ai-yuenfou jfciK jfï (Chan-si) en 907 et l'appela Pê-king "capitale du Nord" en 923. . (3) Nous constaterons plus loin que Kin-ling est un des noms antiques de Chet*eou tch^eng, ou TsHng-liang chan^ butte enfermée dans l'enceinte depuis six siècles, non loin du Han-si men. De Mailla (I. p. 60) fait même remonter ce nom à la période, à peine historique, des Tcheou. Vide etiam § III., noms anciens de Nankin.

Son périmètre s'inscrirait en un polygone des plus irréguliers (1). Elle se développe au sud-est dans une plaine basse/et englobe, au nord-ouest, une ligne de mamelons boisés, dominant le canal qui longe les remparts (fort sinueux sur ce front), pour relier, commercialement et par eau, la grande cité au Yang-tse kiang (2). La ville en effet, ne peut aujourd'hui briguer ce nom que dans la partie méridionale, où la population se presse, s'entasse aux environs du Nan men (Phot. II et III), et un peu aux

Nan-king :

lai.

long. or.

Fong-yavg fou :

T^ai-pHng fou :

Pou-keou :

Li'Choei /

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