DYNASTIE DES SOEI {XII
HUIT^MPEllEUnS r.v 30 ANS. 500-620 (1).
Au premier mois de 589, la dynastie Soei se substituait à la dynastie Tch'en. Aussi longtemps que ces Soei, vrais empereurs de Chine, restaurateurs provisoires de l'hégémonie chinoise, résidèrent au nord (où leur cavalerie trouvait à souhait fourrages et pâturages), tant qu'ils restèrent fixés à Lo-yang j^ |^ et à Singan fou W ^ Jff» Nankin, déchu, fut totalement éclipsé.
Dès le début, la nouvelle dynastie bouleversa la ville de Kienk'ang (Nankin) ; tout fut ruiné ; une portion même du terrain enfermé dans les murailles fut transformé en cultures. Che-Veou tch'eng devint Tsiang-tcheou rf^ jf\; Tan-yang hiun fut supprimé.
Enfin, h la 3« lune de 589, Tch'en H eou-tchou |^ |§| i, dernier des Tch^en, s'achemina, escorté de ses mandarins, vers la capitale des Soei. Le prince Tsin-wang Yang Koang, fils de Wen ti (le V^ Empereur), qui succéda plus tard à son père et fut Yang H, remmena son armée vers le nord.
Tous pourtant n'acceptèrent point sans protestation le joug de la nouvelle dynastie. Au déclin de 590, Li Ling ^fÉ^ ^^ nommant généralissime, leva des troupes, se ligua avec Kao Tche^hoei '^ ^ ^ contre les Soei, qui triomphèrent de cette fédération, grâce aux talents militaires de Yang Sou j§^ ^.
L'année suivante, le général en chef T'ou Wan^siu Pj; ^ i^ écrasa également les bandes de Lieou Yuen |pj ^g, et reprit sur elles la ville de Tan-yang j^ |^.
L'ouvrage Kong-yuen ^i ^ % lË nous apprend que la 6® année deTa-yé ;^ H (610) on fonda la petite ville de Kin-ling tch'eng ^ ^ :J|^, dans la partie méridionle du domaine impérial Yuen^fong koan îcAWi' Sous les T'ang, le général Li Hiao^kong ^ ^ ^, ayant apaisé une révolte, construisit auprès de Che~t'eou tch'eng une ville qu'il nomma T'ang-fou tch'eng J^/^;||{. Cf. Glose de la carte.
(1) In chinese books, the word Franhe first occurs in the Sui dynasty, when the greek empire about the year A. C. 605, a hundred years after Clovis, is called Jjp y^ Folin* This name would be learned by the Chinese from the arab merchants at Canton, or from Persians in 'central Asia. It became the new chinese désignation for the roman Empire, known in the Han dynasty as ;^ ^ Ta ChHn. Edkins, N. C. D. N. 20 mai 1898. v. infra Yong-lo; an. 1405.
soEi WEN Ti, 590-605;— VAN& Ti, 605-618. 449
Alors aussi on mit plus activement en valeur les terrains d'alluvion, toujours croissants, couverts de roseaux, abandonnés, aux abords sud-ouest de Che^t^eou tch^eng, par la TsHn hoai et par le Yang-tse, Sur les cartes relatives à ce temps, les îles en formation incessante s'y agrandissent, s'étalent, se soudent, créent de nouvelles régions habitables, bientôt endiguées. Ce sont aujourd'hui les plaines verdoyantes que domine le fort de Kiang-tong men jt ^ Pli aux profils moyen-âge.
Quand l'empire du nord et l'empire du sud eurent été réunis sous une seule domination, en 589, Soei Wen ti tint sa Cour au Chen-si. Il compensait par une vive intelligence, un ferme bon sens et la dignité de sa vie, son ignorance presque absolue de la littérature chinoise. Il n'en tenta pas moins de la réformer dans un sens plus solide et plus pratique. D'autre part on vante ses qualités d'administrateur hors ligne (1). Il avait choisi pour héritier son fils aîné, en dépit de son peu de talent; Yang tijf,^*^, son second fils, outré de ce choix, assassina son père, âgé de 64 ans, puis son frère, auquel revenait le Trône, pour s'y installer en leur place.
Du Chen-si il transporta sa Cour au Ho-nan, Renommé pour son faste et sa prodigalité, il projetait de se bâtir à Nankin (hiver de 617), comme il l'avait fait au nord, un palais somptueux qu'il nommerait le Tan-yang kong j3- t^ ^, quand il fut assasiné par Yu-wen hoa-ki ^ ^ flS S? dans la ville de Yang-tcheou au Kiang nan. Il s'y trouvait au cours d'une visite officielle des provinces méridionales de son empire (618).
Après quelques échecs, il était parvenu* à imposer aux Coréens une sorte de vassalité nominale. Il mérita davantage de la postérité en donnant à toutes les branches du savoir littéraire une vive et brillante impulsion. Première aube de la période des T'ang ||, le siècle de Périclès ou d'Auguste pour la Chine. Sa civilisation fatiguée, plus riche de passé que de présent, en garde encore l'empreinte la plus profonde.
Soei Yang ti mort, Chen Fa-hing ^^^ fit appel aux armes, conquit toutes les villes de la préfecture Tan-yang hiun, et usurpa le titre de Vice-roi général du Kiang-nan,
Un autre chef de partisans, Li Tse-t'ong $ ^F jj passa le Yang-tse^ l'attaqua furieusement et le mit en fuite vers Sou-tcheou, Mais le vainqueur fut à son tour défait (619) par Fou Kong-tché U ^ jjÇ, mandataire de Tou Fou-'wei ^ft f^ J^-
Ce Fou Kong-tché se révolta en 623 et fonda le royaume indépendant de Song jjç. Il se débarrassa de Warig Hiong^Van ^ Wi ii ^^^ contrariait ses projets de domination, répara l'ancien palais des Tch'en et s'y logea. L'empereur T'ang Kao-tsou Jgl î^ Si (620-627) envoya Li Hiao-kong ^^^, Prince Tchao-kiun
(1) En 597, S* Grégoire le Grand envoie S* Augustin chez les Anglo-Saxons. Mort de Frédégonde.