‹ Naples et ParmeChapitre 118 sur 235 · L'AMIRAL BING · texte numérisé non relu

L'AMIRAL BING

ote, -connaissant parfaitement que c'est l'unique moyen réduire le Roi callioliquc à la nécessité de consentir au rétablissement de la paix, et que Son Altesse Royale est persuadée qu'il saura bien se servir des forces qu'il commando et de Tantorité qu'elles lui donneDl pour empêcher l'exécution d'un projet qui pourroit avoir d'aussi dangereuses suites, mais que, si ces ordres n'étoienl pas assez étendus pour l'autorisera se servir de toutes tes voies nécessaires dans cette occasion, Son Altesse Royale demandera au Roi son maître d'y pourvoir incessamment dans toute l'étendue que ses propres intérêt le demandent et ' de lui prescrire, même de s'opposer à ce que les garnisons des places qui seroienl assiégées ne pussent être transportées en Espagne soit sous le prétexte de capitulation, ou pour quelque autre raison que ce soit.

Il soroit inutile de s'étendre davantage sur celle matière pour faire connaître au chevalier de Vincelles qu'elle doit faire le principal objet de son attention et de ses soins. Il examinera s'il seroit nécessaire de faire quelque dépense exlraordinaire pour être instruit de ce qui peut le mettre en étal d'exécuter avec plus de succès ce que Son Al lesse Royale remet à ses soins, et il pcutsans attendre de nouveaux ordres, dans les cas pressants, prendre sur lui cette décision lorsqu'il en connaîtra clairement l'utilité. Il peut de même faire la dépense des voyages qui pourront être utiles à son instruction, et il sera pourvu à son rem- Iwursenient sur les mémoires qu'il en enverra. Comme il est difficile de concilier la protection que le Roi doit à ceux de ses sujets qui font le commerce de la Méditerranée avec les mesures nécessaires pour empêcher qu'ils n'en abusent contre ses intentions, cette matière fournil aussi do très grandes discussions. D*uii câté les n^ocianLs se plaignent des pertes et des violences qu'ils souffrent, et de l'aulro on découvre souvent que Tespoir du gain les porte à faire des contraventions et môme à fournir aux ennemis des armes, des munitions et d'autres marchandises de contrebande au préjudice des défenses expresses qui CD ont été faites.

Quoique le consul de la nation française qui réside à Naples loit particulièrement chargé de ces détails, il pourra arriver

M^LKIL I>Kg I-tlirilUCT. DII-WIIAT, S. — 4

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LE CHEVALIEB DE VINCELLES, 1719.

des circonstances où ce consnielles marchands français aoroienl recours aux offices du chevalier de Vincelles, et, dans ce cas, il doit les leur accorder après cependunt qu'il aura reconnu avec une entière évidence la justice des représentations de ces marchands et qu'ils lui auront donné des preuves suffisantes qu'ils ne seront pas dans le cas de la contravention aux ordonnances de la marine, et aux règlements qui ont été faits en dernier lieu sur ce sujet.

Il doit profiter du séjour qu'ît fera dans le Hoyatime deNaplei pour s'instruire, mais sans aucune affectation de tout ce qui i rapport au gouvernement, de l'administration do la justice et des finances, de leur emploi, des ressources que l'Empereur en retire et de celle» qu'il pourroît en tirer dans d'autres circonstances, de la disposilion du clergé, de la noblesse et des peuples. du commerce, enfjude loutce qui peut donner une connaissance exacte de l'étal de ce Koyaume. Il emploiera à ces recherches I tout le temps nécessaire pour éclaircir ces différents points, et il suffira qu'il se mette en état d'en remettre un mémoire à son retour.

Le Lien du service du Roi demande que le chevalier de Vincelles entretienne une correspondance régulière avec toutes les pei'sonnes qui senent le Roi en Italie. Il faut qu'il leur communique ce qu'il apprendra des événements de la guerre de Sicile pour les mettre en état de détruire les faux bruits que les ennemis ou des gens passionnés répandent avec afTectatioa.

II rendra compte toutes les semaines de ce qui viendra à sa connaissance qui pourra intéresser le service du Roi ou mérita" l'attention de Son Altesse Royale. 11 adressera au cardinal dola- Trémoillc ' ses lettres pour les ministres de Sa Majesté et recevrases ordres par la mémo voie. Il pourra dans les occasions oà il auroit des choses importantes à faire savoir qu'il ne voudroil pas confier à ta poste de Naples, quoique mises en chifl'res.

1. Joifph Eminanucl,abb^,piii<i cnrdina] d«UTr^moUlft,^uit fr4re de U princMt des Uniiu ; tpvb» irait élé audlUtur da rote, il reçnt l'érÂchâ do Bayeux «t l'ucii»- ▼écliô d« CuDbr&i. Le cardinal de lu Trémoille fut clurgA & dirersea repli»» de affaires du Roi4 Rome. Il y monrut en 1720. S&int-SimoQ dit de lui : - C'iloiiBi> komtne qui ne so soucioit de ri«n eL qui pourtant craignoil loQt, tant tl éloil îbM*séquvnt, et qui, pour plaire ou de peur de dcplaire, n'aroil sur rien d'opittio»! lui. • (Ed. Cbbrckl, t. XVI, U4.)

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