‹ Naples et ParmeChapitre 142 sur 235 · ARRIVEE DE L'AMBASSADEUR · texte numérisé non relu

ARRIVEE DE L'AMBASSADEUR

On joint à ce mémoire ïa lettre du roi au roi des Deux-Sicilos pour accréditer le marquis de Durfort et on raccompagne d'une copie de cette mf-mc lettre pour sou information [inrtieuliëre.

Immédiatement après son arrivée à Naples, l'ambassadeur du Roi fera demander au secrétaire d'Etat chaîné du département des affaires étrangères, rheurc à laquelle il pourra le voir; il lui marquera le plus ^and empressement à faire sa cour à Sa Majesté Sicilienne et lui remettra une copie de la lettre du Roi

ce Prince.

Dans la première audience que le marquis de Durfort aura de Sa Majesté Sicilienne, il exprimera à ce Prince, dans les termes les plus forts, la tendre amitié du Roi et le désir qu'a Sa Majesté do resserrer les nœuds qui l'unissent à tant do titres au Roi son neveu ', et de concilier sans interruption les mouvements do son coDur avec les besoins et les avantages mutuels des deux Ktals,

La minorité ' du roi des Deux-Sicilcs ne permet pas que l'ambassadeur du Roi enire avec ce jeune Prince dans aucun détail relatif aux afîniix'S générales de l'Europe, ou aux intérêts particuliers des deux cours. C'est avec le conseil de Hégence, et surtout avec le marquis de Tanucci^ chargé du déparlement des aiïaires étrangères, que le marquis de Durfort aura à traiter dans le cas uîi il sera chargé de quelque négociation à suivre ou de quelque ordre du Roi h exécuter. L'intention de Sa Majesté

I. I Lo Ulrc de nerea qao le Roi donne bu roi des Deui-Sicilcs tu fondé non • Kolement ior les sentiments de lendrasM d« S. U. pour S. M. Sicilienne, mni* ■ «luii »ur l'uiage, Le feu Roi d'Espttgao P«rdiiuuid VI. «kriTant .\ huf. M'i'Iain'' c Infuitv, lai donnait «également le titre de tiitte, • (Lettre de CboJseul «ti bsi-on de U Houtr, chsrgé d'aOîlires k Naiileii, I** janr. 1760.)

3. Ferdinand n'avAÏt que huit ans lorsqu'il monta «ar le IrAne (1750^.

3. Demard, in:ir<]ni5 de Tanucft, né i Stia (Toscane), en 1698, mort en 1783. Aprtfl f'^trr quf^lqae lomp* coiuucrd k des tranux jaridiqneii, U niirit Don Carloa à Naples et dr>rint .ion preaûer ministre. U signala son administration par de nombrenseï innoTations et réformes, promulgua le Code CaroUn, créa on coU6k^ naatiqao et un tribunal suprême du commerce, ttl bilir le ihéAire San-Carlo et le palais de Casert«, iii»liiua l'aradt^mie d'Uerculanuin (H^ur dii-ig^ir les T'iiiille^ de Porapii>l, l'iumit l" cliTgii^ A l'iil'Ii^MitiMi de paver rirnp6l, réduiâii le nomhro de» prêtres k ciaii par millier d'Am», aUribua & des traraux publics les reTenus des bénéfice* TacanLs, supprima U dim<^, expiiUa lf><i jrsuiie», força les barons de n^pocdrr aux plaintM de leur» vaasaux, înlenlit les biens de main morte. Uainlenn k la ïHt des alfiùrM pu- le roi Fr-rdinand IT, il se retira, en 177S, devant le! întriguei d« U nrine Marie-Carulinv.

M LE MAH;r:5 de DUaFOftT. IT*>.

««t çn'il niirr» 'i pôu znii'ie tttmticn %a mariais de Tinnra <tt li'^t %-Ttr<>?! «•ïùntîCTs ':a minîjtn» qm composent le conseil i> B^ï*s-!'*. »t »:ir:»:at la prince -i* San-^Icandro ^

La ''oir.fte 'p L^ r«n.'ir:at «i rot <i Ejpazne des égards que r^rr.L^L'T-Li^ar iu. R-il leur tiéaoisnera. ne poarrs. qae produire un tf'r- h'-.n *;5rt *ar l>*pr!t it^ Sa Majesté ':atholique, tant pv npfjrt îu iui'îè-- 'ie* i^'iires «^"en faTeur «ta marquis de Dn> fort.

Jl n'v 4 actaellecn^nt ia<:Tia objet particulier de trayail i ffrcocornander aax soins de l'amba^^adeiir de Sa Vajesté. Elle lui fera aireç^r ^accessivemeat les instructions qoilai seroot rjftO';*sairftî >uivant Iç5 circonstances et les éTénemeots. Les notions dont il pourra avoir besoin dans les premiers temps de >.on mini*t^re lui s'iront fournies par le siearde laHooze ', qui, ayant résidé à Naples aupr'->sda marquis d'Osson depuis lecominfMf.trincni At son ambassade et y ayant été chargé depuis son di'rpart i\i: la correspondance relative aux affaires de Sa Majesté, efitfort t:xi élat, par les connaissances qu'il a acquises, de donner uuf. connaissance exacte de la situation des choses dans le [lay.s où il est, de la disposition des esprits, du caractère et des affections des principaux personnages qui président, on qui ont P'-irt îi rîidiiiini.'îtration, enfin de tout ce qui f«eul mettre le marquis df; liijif'orL bur les voies pour examiner ensuite et juger par Iiii-rrH'rin^;,

<j<; que r.'imljasi-adeur du Roi doit de toute préférence avoir f!ii viio, c''!st df; se rendre agréable au roi des Deux-Siciles, et '11! jiiolit'-r di; toutes les occasions qui se présenteront de se \>vin:\\vi:v un accès fiicilc auprès de ce prince et de ménager sa bifaivcillancc.

\t(\ iiiîiniuis de Durfort n'ignore pas qu'en conformité de ce (]ui s(! prali<]ue en France pour les ambassadeurs d'Espagne et ib; Napics, il doit jouir de toutes les distinctions et prérogatives îillarliécs au caractère d'ambassadeur de famille.

On no dira vw-w ici du cérémonial des ambassadeurs du Roi vis-à-vis di's Princes, cardinaux, ambassadeurs ou ministres

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