‹ Naples et ParmeChapitre 199 sur 235 · AFFAIRES DIVERSES · texte numérisé non relu

AFFAIRES DIVERSES

IDS

Oa joint à cotte instruction un mémoire concernant les droits que le duc de Saint-Pierre ' prétend avoir sur le duché de Sabionnette, mais le comte do Maulovricr n'en fera aucun usage

Ià moius qu'il ne reçoive des ordres sur ce sujet. I Le comte de Bielke, sénateur suédois, qui depuis son abjuhtioo du luthérianisme réside à Rome et que le Koi honore B'une protection particulière, ayant supplié Sa Majesté de vouloir bien engager l'Infant don Philippe à le rendre habile à posséder des pensions sur les bénéfices situés dans les Etats de ce Prince, et qui sont à la nomination du Pape, le Roi a fait espérer au comte de Bieikc que le ministre que Sa Majesté enverroit h Parme auroit ordre de seconder ses vues ; ainsi le comte de Maulevrier tâchera d'obtenir de l'Infant la grâce dont il s'agit en lui faisant connuUre tout l'ictérôt que le Roi veut bien y prendre.

Les instructions plus circonstanciées dont le comte de Maulevrier aura besoin dans la suite relativement aux affaires qui feront l'objet de sa mission lui seront envoyées successivement suivant que les circonstances le demanderont.

'{. Le dac de Suat-Pîerro, qui «vait épousé une Keur du M. de Tcrej, tnlt \Bti an roi d'Espagne, CbArtei n, tnilaiil connue duc da UiUn, U princJpftutA dt Sabiooella, siluéo ui iiord du l'A, enU^ Parme cl HtuiUiue. 11 «âutenùt que cette cttiaîon dev&it éiro ngtriée comme charge da liiUnais et que l'empereur qui anit Acquis le UiUtuia et cMà SabioneUe au duc de OiuflUlla devût en rembourle prii.

Le comte de Maulcvrier demeura nu an à Panne ; rappelé à sa demande, le 3 novembre 17^0, il s'apprètaiL à rentrer en France Inntqu'il mourut presque subitemenl le 20 novembre. Le marquis de Crussol, qui avait été désigné pour le remplacer, reçut rinstruclton attirante ; M. de Puysicux était ministre des affaires étrangères.

(feSOlBE POUR SERVIR d'i^STRUCTION AD 9IEI;R MARQUIS DE CRCSSOL *, MARÉCHAL DES CAMPS ET ARMÉES PC BOI, ALLANT RTt QUALITÉ DE MIMSTRE PLÉMIPOTESTIAIRE DE SA MAJESTÉ AUPRÈS DE L'I^PA^T d'bS- PA(;:tK DON PHILIPPE, DUC DE PARME, DE PLAISANCE £T DE GUASTALLA*. Le Roi, ayant résolu de remplacer auprès de llnfanl Don hilippo le feu conïle tîe Maulevrier, son ministre plénîpolcnliairo auprès de ce Prince, Sa Majesté s'est d'autant plus volontiers déterminée à choisir pour cet emploi de confiance le sieur marquis "de Crussol, qu'EIIe ponnolt son talent cl son zMe, dont il lui a donné des preuves constantes, surtout pendant la dernière guerre', où il s'est acquis une estime el une consido-

i. PiMTfl-Emmanopl dcCrussol-Flnirnsac, murqaii de Crauoi {I7n'l758), marichitl On mRip en iHH. Apr^ ditrrHvs campâmes en Corso el en lulîe, U fut noitiiriiï chevalier Jps ordres du lïui «n ilb3.

S. Arch. lies AfJ. Btr. Parme, XII.

, 3. Lft gnerre de 1» succeMiion d'Auirich».

MARQUIS DE CRCSSOL. 17K1.

ration générales, tant de la part des troupes da Roi que de celle de l'armée espagnole. Sa Majesté est persuadée qu'il se conduira avec la même capacité et le même succès dans ^exe^ cicc des nouvelles fonctions dont Elle veut bien le charger. Elle a jugé en mémo temps que la personne du raarquia de Crussoi qui a souvent eu l'honneur de faire sa cour à l'Infant et à l'Infante, et qui on a reçu dos témoignag-es de bonté, leur seroit particulièrement agréable.

Les sentiments du Roi pour l'Infant et pour l'Infante n'élanl Kusceplibles d'aucune variation, et les circonslunces dans lesquelles le feu comte de Maulevrier fut envoyé à Parme, se trouvant aujourd'hui à peu près les mêmes, Sa Majesté a cru qu'il suffîsoit de faire remettre au marquis de Crussoi ta copie ci-jointe du mémoire qui a &er%'i d'instruction h son prédécesseur ; en efret la conduite du nouveau ministre doit ^tre dirigée sur les mêmes principes qui ont servi de base à celle du feu comte de Maulevrier.

On joint ici deux lettres du Roi en créance sur le marquis de Crussoi, l'une pour l'Infant et l'autre pour l'Infante, et, ea les leur présentant dans ses prcmitrcs audiences, il aura soin de conformer ses discours aux assurances que Sa Majesté leur renouvelle de ses sentiments de tendresse pour eux, et du vif intérêt qu'elle prend & leur repos et à leur bonheur.

Le marquis de Crussoi rendra compte exactement au ministre et secrétaire d'Etat à qui le Roi a contié le département des Affaires Etrangères, de tout ce qui lui paroltra mériter l'atteO' tion de Sa Majesté, et avoir quelque rapport au lieu de sonsorvice. Il fera usage pour cet effet du chiffro intitulé Pour lu (/<fpéche \or6f\ixe ce qu'il aura à mander exigera celle précaution, et il s'en servira conformément à la méthode dont on joint ici une copie et qui doit sciTir de règle invariable dan^ sa secrétaire rie.

Quant à la correspondance que le marquis do Crussoi pourra entretenir avec les ministres du Roi dans les Cours Etrangères et en particulier avec ceux qui résident à Madrid et à Naples, il sera essentiel qu'il la renferme dans les bornes de la plus grande circonspection par rapport aux nouvelles dont il jugera

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