‹ Naples: Sous Joseph Bonaparte 1806-1808Chapitre 47 sur 164 · SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE LOCV · texte numérisé non relu

SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE LOCV

paraît être celle de Mauperin (en ministre d'Etat de Berg. Cabinet des Estampes) : traits rudes, fortement accentués, cheveux bouclés. — De Girardin, c’est le portrait en préfet de l’Empire, par Horace

Vernet (au marquis de Girardin). — Du général Reynier, la miniature de J. Guérin (à Mme la comtesse Reynier) et le buste en marbre, à l'antique, du Musée de Versailles. — De ZL. Reynier, la gravure de

Fontaine. — De Jourdan, le grand portrait de Vien (copie à Versailles). Du côté napolitain, nous renverrons aux ouvrages cités de Bearne (ainsi le beau portrait de Marie-Caroline jeune, par Mme Vigée-Lebrun, à Versailles, et un autre, figure sèche et dure, donné par la reine à lady Hamilton ; le roi, face boursouflée et colorée à l’excès, même époque), Giglioli (notamment leffrayant buste en cire de Marie-Caroline à Caserte), la Rivoluzione napoletana (les souverains, masque mortuaire de la reine, le prince royal, Acton, Medici, Zurlo, Canosa, Francesco et Vincenzo Pignatelli-Strongoli, Ruffo, Nunziante, Colletta, Cuoco, etc.). ‘Le Musée de San Martino contient quelques-uns de ces portraits et quelques autres (pas très nombreux).

Signalons deux caricatures contemporaines : GiLLRAY, intitulée News from Calabria! Capture of Buenos-Ayres! Dismay of Napoleon (Histor. and descriptive account of the caricatures of J. Gillray, par Thomas Waicur et Evaxs, 1851, n° 324). — Le Trône de Naples renversé par l’armée française, en couleurs, grossière d’idée et d’exécution (Collection Hennin, t. CXLIX, pièce 9). — Est-ce une caricature encore à laquelle fait allusion le Diario Napoletano (t. II, p. 313, à la date du 20 janvier 1807), représentant Joseph peinant à vouloir chausser une botte (image du royaume). — Mettons aussi à part le curieux brevet de conspirateur, reproduit dans la réédition du Rapporto de Saliceti sur la conjuration de 1807 : un cadre très orné (deux sphynx, une chauve-souris à tête humaine), avec, au milieu, l'inscription : VIVA FERDINANDO IV E MORA L'USURPATORE BONAPARTE. En haut, deux vases de fleurs supportés par de jeunes faunes et un écusson fort compliqué comportant des fleurs de lis. En bas, les mots : Vale per il ir... (nom, âge, profession du titulaire et un numéro matricule). Vrsto buono : Salvadore Bruno.

A propos de l’iconographie, nous devons signaler la quasi-impossibilité de trouver des reproductions d’uniformes napolitains de cette époque. Pour Murat, elles ne manquent pas (notamment LIENHART et Homgerr, les Uniformes de l’armée française depuis 1690. Paris, 1897- 4906, 5 vol. in-40, t. V, royaume de Naples, p. 297-318 et planches 51 et 52) (1); pour Joseph (et Murat avait beaucoup changé les tenues), on

(1) Ces auteurs notent p. 299 : « Notre étude sur l’armée napolitaine, à cause de la très grande difficulté de se procurer des renseignements, est absolument incomplète. » Au San Martino, nous n'avons relevé qu'un seul uniforme du temps de Joseph (c’est un officier de grenadiers, habit bleu à devant rouge, orné d’argent, culotte jaune). Aquarelle, assez jolie, d’élève de l'Ecole militaire, aux Archives de Naples.

Pour l’armée bourbonienne, de récents changements sont décrits par l’auteur du Diario Napoletano. Cabinet des Estampes, le volume Jtalie, mœurs et costumes, t. VIII, contient des costumes de brigands, lazzaroniïi, armigeri.

Pour l’armée anglaise, cf. DE VALMONT, Costumes militaires étrangers, t. XVII

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