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leurs épaules et le descendirent jusqu'à la sépulture. Il fut déposé sur deux poutres placées eu travers, à Touverture du tombeau ; Tabbé Vignali s'avança, dit les prières et fit les bénédictions. Lowe demanda au Grand maréchal s'il avait à parler. Bertrand répondit par un geste négatif. Le cercueil descendit dans le caveau, salué, par l'artillerie, de trois salves de quinze coups chacune. Une énorme pierre, dans laquelle un anneau était scellé, devait fermer le tombeaus on la souleva avec une chèvre et on la laissa doucement descendre ; puis on descella l'anneau, on garnit toutes les pierres de ciment romain ; encore devait-on loi lier par des agrafes de fer. Le lendemain, on couvrii le tout de terre et l'on ferma l'entrée par trois dalles montées sur des parpaings de pierre.
Les assistants s'étaient jetés sur les saules, s'emparant des branches comme de reliques ; cela était grave et formait le début d'une superstition dangereuse ; pour la prévenir, Hudson Lowe fil dresser autour du tombeau une barricade provisoire ; deux factionnaires furent posés, et un poste de douze hommes, commandés par un ofllcier, y (ut établi. Il plut aux compagnons de l'Empereur d'appeler cela une garde d'honneur.
Le 27 mai, à quatre heures, les compagnons
de Napoléon s'embarquèrent pour l'Europe sur le store-ship Camel.
Sous la dalle, où l'Angleterre avait interdit qu'où
inscrivît même Son nom ; dans la vallée ignorée et perdue, devenue soudain la plus illustre qui fût sur le globe, Napoléon, prisonnier, jusque dans la mort, de l'Oligarchie européenne, dormit son dernier sommeil.
Et vers ce tombeau qui rayonnait d'immortalité, Médine des nations suscitées par Lui, se tournèrent les âmes de ceux qui ont pris foi dans Sa parole
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