IV. ORDRES ÉTRANGERS
N* 15. Une grande décoration de l’Union de Hollande N® 16. Une grand croix.
N® 17. Une grande décoration de la Toison d’Or.
N® 18. Un grand collier de la Toison d’Or.
En dépôt chez le comte de Turenne. — Légué par l’Empereur à son fils. État B, § I.
N® 19. Une grande décoration de Saint-André de Russie.
N® 20. Une grande décoration de Sainte-Anne de Russie,
N” 21. Une grande décoration de Saint-Alexandre da Russie.
346 APPENDICE
N® 22, Une grande décoration de l’Aigle Noir de Prusse.
N® 23. Une grande décoration de l’Aigle Rouge de Prusse.
N® 24. Une grande décoration de la Fidélité de Bade.
N® 25. Une grande décoration de l’Éléph.ant de Danemark.
N® 26, Une grande décoration de WestphaUe.
N® 27. Une grande décoration des Séraphins de Suède.
N® 28. Une grande décoration de Saint-Hubert de Bavière.
N® 29. Une grande décoration de la Couronne verte de Saxe.
N® 30. Une grande décoration de Saint-Henri de Saxe.
N® 31. Une grande décoration de Saint-Jacques de Portugal.
N® 32. Une grande décoration de Saint-Joseph de Wurtz bourg.
N® 33. Une grande décoration de Hesse-Darmstadt.
N® 34. Une grande décoration de Saint-Etienne d’Autriche.
N® 35. Une grande décoration de Saint-Léopold d’Autriche .
N® 36. Une grande décoration de l’Aigle d’Or de Wurtemberg.
Sauf le grand collier de La Toison d’Or, aucune de ces décorations ne se retrouve dans VInventaire de i821 .
B. Bonbonnières et Tabatières.
A Sainte-Hélène, les bonbonnières et tabatières sont enfermées dans trois boîtes dont une est à double fond. Une de ces boîtes est vraisemblablftcient « l’écrin d’acaiou avec orne-
LA GARDE-RODE
ments de cuivre incrustés, et compartiments de velours blanc pour renfermer les tabatières de Sa Majesté » fourni par Biennais en 1808 et payé 623 francs, plus 45 francs pour « un étui en peau doublé de serge pour le renfermer, avec les armes dorées dessus. »
N° 1. Une bonbonnière en écaille avec filigranes d’or et d’émail ornée du portrait de la reine de Naples, sœur de l'Empereur.
Inventaire du 16 avril 1821, « n® 9. Bonbonnière en écaille ornée du portrait de la reine de Naples, sœur de l’Empereur. » Léguée à son fils.
N* 2. Une bonbonnière en écaille, portrait de Madame
Mère.
Inventaire du 16 avril 1821, « n® 24. Bonbonnière ornée du portrait de Madame. »
Léguée à son lils.
N® 3. Deux bonbonnières en écaille avec gorges d’or.
Une seule bonbonnière en écaille est portée à l'Inventaire du 16 avril 1821. ,
L’État du mobilier (5 mai) en indique deux.
L’Empereur lègue à son fils la bonbonnière qu’il croit seule existante.
N® 4. Une bonbonnière en écaille avec cercles et une gorge d’or.
N® 5. Trois bonbonnières en écaille unie.
Les n®® 4 et 5 non retrouvés à Sainte-Hélène.
L’Empereur paraît avoir fait une grande consommation de ces bonbonnières. Il en avait toujours une sur lui, contenant de la réglisse anisée en tout petits morceaux.
Ces bonbonnières, en écaille blonde généralement, coûtaient chez Biennais de 22 à 42 francs, monture comprise.
APPENDICE
N* 6. Une tabatière en or, carrée, avec pàysage entouré de perles.
Inventaire du i6 avril 1821 : « Une tabatière en or, émaillée à l’intérieur, ornée d’une vue de Lacken, entourée de perles.» Léguée à son fils.
N® 7. Une tabatière en écaille, carrée, avec un médaillon en émail de Petitot.
Inventaire du 16 avril 1821, n» 16. « Tabatière en écaille doublée en or, ornée d’un portrait de Turenne, peint par Petitot. »
Léguée à son fils.
N® 8. Une tabatière en or avec médaillon d’agate onyx représentant Auguste et Livie,
Inventaire du 16 avril 1821 , n® 14. « Tabatière en or, carré long, ornée d’un camée antique ; Auguste et Livie, te seul qui existe. »
Léguée à son fils.
N® 9. Une tabatière carrée, en or, à double couvercle, médaillon en agate onyx représentant Silène .
C’est la boîte léguée par l’Empereur à Lady Holland. On sait qu'elle avait été donnée au général Bonaparte par le pape Pie VI après le traité de Tolentino et que, à Sainte-Hélène, dans les tout derniers jours de sa maladie, l’Empereur y enferma un billet sur lequel il avait écrit de sa main ."Napoléon à Lady Holland, témoignage de satisfaction et d'estime.
11 désigne ainsi cette boîte dans son testament : « Je lègue i Lady Holland le camée antique que le pape Pie VI m’a donné à Tolentino. »
Il existe une représentation de la botte gravée par Bradley, une représentation du camée gravée par Golding; les deux gravures sur une même planche qui porte encore le fac-similé du billet de l’Empereur.
LA GAUDE-nODE
N® 10, ITne tabatière en écaille, carrée, médaillon d’agate onyx, tête de guerrier.
Inventaire du 16 auril 1821, n® 13. <« Tabatière en écaille doublée en or, ornée de la lêle d’Alexandre, camée antique. » Léguée à son flis.
N® 11. Une tabatière en écaille carrée ornée de cinq médailles antiques.
Donnée par le Cabinet des médailles. (Inventaire de ISH). Inventaire du 16 avril IS2I, n® 8 : « Tabatière en écail e, doublée en or, ornée de cinq médailles moyen âge. »
Léguée à son fils.
Voir sur les tabatières ornées de médailles antiques provenant du Cabinet des médailles, la note en fin du paragraphe B .
N® 12. Une tabatière en écaille, avec médaillon représentant S. A. Madame Mère.
Donnée par Madame Mère le jour du Sacre. (Inventaire de I8U).
Inventaire du 16 avril 1821, n® 7 : « Tabatière carré long en écaille doublée en or, ornée du portrait de Madame fort ressemblant. »
Léguée à son fils.
N® 13. Une tabatière en écaille, ovale, garnie en or, pierre gravée.
Inventaire du 16 avril 1821 : « La Sagesse de Scipion, pierre gravée ornant une tabatière en écaille doublée en or, donnée par Pie VII lors du Couronnement, »
Léguée à son fils.
N® 14. Une Tabatière en écaille, ovale, garnie en or. — Cinq médailles antiques.
Peut-être, à défaut de désignation plus ample, est-ce cette tabatière qu’il convient d’assimiler avec le n® 8 de l’Inventaire du 16 avril.
Voir ci-dessus Ji® II, et en fin de l’article, la note.
APPENDICE
N® 15. Une Tabatière en écaille, ovale, garnie en or. — Trois médailles.
Donnée par le Cabinet des médailles. (Inventaire en 181i.)
Inventaire du 16 avril. Sans numéro ; « Une tabatière ornée de trois médailles d’argent, dont se servait l’Empereur à Sainte-Hélène, »
Léguée à son fils.
C’est la boîte fournie par Biennais en septembre 1809 ; « Une boîte d’écaille noire, doublée d’or, de forme carré long, arrondie par les bouts, montée de trois médailles d’argent, encadrées de cercles d’or ciselés, et, par dessous, des glaces pour empêcher le tabac de passer. S90 fiancs, »
Voir la note en fin de l’article.
N® 16. Une Tabatière en or émaillé, ovale, avec médaillon peint sur émail.
Donnée par la ville de Gênes. (Inventaire en 181 4-. J
Inventaire du 16 avril 1821, n® 12 : « Fédération de Milan ou création de la République Cisalpine en 1797, peinture sur émail, garnie intérieurement en or. b
Léguée à son fils.
C’est à cette tabatière que se rattache l’anecdote suivante racontée par Rœderer (Œuvres, III, 302). « Quelques jours après (le 18 brumaire), j’appris par M. de Talleyrand que Bonaparte avait l’intention de me faire un présent. Il avait reçu de la ville de Milan une boîte d’or sur laquelle était peinte en émail la Fédération de Milan. C’était, disait-on, un chef-d’œuvre. Il avait ordonné qu’on l’entourât de vingt mille francs de diamants. Je fus blessé de cette idée. Je priai Regnaud de Saint-Jean-d’Angély qui voyait Bonaparte et plus souvent Bourrienne, je priai aussi M. de Talleyrand de me préserver de ce présent. Je ne sais à qui des deux j’ai l’obligation de n’en avoir plus entends pafl8r„ »
LA GAr.DE-Ror.n:
N» 17. Une Tabatière en écaille, garnie en or, ovale portrait du Roi et de la Reine de Westplialie.— Donnée par la Reine de Westpbalie.
Inventaire du 16 avril, n° 5 : « Tabatière en or ornée dr portrait du roi et de la reine de Westpbalie ».
Lé^^uée à son fds.
N" 18. Une Tabatière en or, ronde, garnie de quatre médaillons. — Donnée par ITmpératrice Joséphine.
Inventaire du 16 avril, n® 10 : « Tabatière en or, ornée de quatre portraits : L’Impératrice Josépliine, le prince Eugène, la Reine Hortense et le Roi de Hollande. »
Léguée à son fils.
N“ 19. Une boîte à cure-dents en bois de santal avec un médaillon. — Donnée par l’Impératrice Joséphine.
Ne se retrouve pas en 1821.
N» 20. Une boîte ronde en ivoire avec médaillon représentant la bataille de Marengo. — Donnée par la ville de Dieppe.
Inventaire du 16 avril, n® 22 ; « Tabatière en ivoire, bataille de Marengo, donnée par la Ville de Dieppe. »
Léguée à son fils.
N® 21. Tabatière en ivoire avec médaillon représentant une revue de Frédéric II. — Donnée par la ville de Dieppe.
Inventaire du 16 avril, n® 27 : « Tabatière ronde en ivoire. Frédéric le Grand à Postdam. »
Léguée à son fils.
N® 22. Tabatière octogone en or émaillé, chiffre en brillants. — Donnée par le Grand Seigneur.
Inventaire du 16 avril 1^^^ .n° Boite carrée en or émail-
APPENDICE
lée ornée d’un chilTre en diamants qui lui-même est entouré de diamants. Donnée par le Scbah de Perse. »
Noie de l'État du mobilier (5 mai) : Tabatière persane enrichie de pierres fines.
Autre État : Tabatière persane enrichie de diamants.
Léguée à son fils,
N“ 23. Tabatière ronde en lave, avec médaiUon en mosaïque. — Donnée par le roi de Bavière.
Inventaire du i6 avril 1821, « n“ 21 : Tabatière ronde en lave paysage mosaïque. »
Léguée à son fils.
N“ 24. Tabatière ronde en mosaïque garnie en or. — Donnée par la ville de Vienne.
Inventaire du 16 avril i82i,a n® 19: Plan de Vienne, tabatière mosaïque. »
Léguée à son fils.
N° 25. Tabatière ronde en écaille garnie en or avec médailles de Pierre le Grand et Charles XII. — Donnée par le Cabinet des médailles.
Inventaire du 16 avril, « n® 18 : Tabatière en écaille ornée d’une médaille en or d’une grande dimension Paul pf ('sic) empereur de Russie et, au revers, celle en argent de Charles XII. » Léguée à son fils.
Voir la note en fin de l’article.
N® 26. Tabatière ron^e, en écaille garnie en or avec médailles de Charles-Quint et de François I®'. — Donnée par le cabinet des médailles.
Inventaire du 16 avril, « n® 32 : Tabatière ronde en écaille ornée d’une médaille en or de grande dimension Charles- Quint et, au revers, en argent, celle de François I®'.
État du mobilier : Même désignation. »
Cette tabatière figurait sous le n® 108 dans le musée de San Uartino à l’Ile d’Elbe avec celte description :
LA GARDE-ROBE
« Une tabatière ronde, en écaille, doublée en or, avec deux médailles en argent, l’une de Charles-Quint, l’autre de François
« Donnée par S. S. le Pape Pie VII à l’Empereur à l’occasion du Sacre ( 480i).
« Elle était accompagnée d’une note de M. Joseph Tastu sur la médaille de Charles-Quint, d’un certificat autographe de S. A. I. le prince Jérôme, attestant l’authenticité de la tabatière donnée par le Pape Pie VII à Napoléon, le jour de son Sacre, ledit certificat en date de Quarto le 28 avril 1840. »
Elle a été comprise, sous le n» 199, dans la vente faite en 1880 au Palais de San Donato, et désignée de la même façon que dans le catalogue. On y donne les dimensions de la tabatière ; diamètre : 0,085““. Diamètre de la médaille de Cbarles-Quint 0,065““, de la médaille de François I", 0,07 centimètres.
Il est extrêmement douteux que l’indication du donateur primitif soit exacte.
N» 27. Tabatière octogone en caillou de Vienne, garnie en or, ornée de trois médailles. — Donnée par la ville de Vienne.
Inventaire du 46 août, n® 29 ; « Tabatière caillou de Vienne ornée de trois médailles d’argent. »
Léguée à son fils.
N® 28. Tabatière carrée en Burgos travaillée sur toutes ses parties. — Donnée par le Roi de Naples.
Ne se retrouve pas en 1821.
N® 29. Tabatière ovale en or.
État du mobilier, S mai 4824 : Une boîte de chagrin rouge contenant une tabatière en or uni.
N® 30. Tabatière ronde en or émaillé.
Ne se retrouve pas eu 1821.
APPENDICE
N® 31. Tabatière ovale en écaille garnie en or ornée de
deux médailles. — Donnée par le comte de Rémusat.
Inventaire de 4821, 3® boîte : « Une tabatière ornée de deux médailles d’argent dont se servait l’Empereur à Sainte- Hélène. >)
Léguée à son fils.
Celte tabatière correspond au n® 216 du Musée des Souverains dont voici la description :■ Tabatière de l’Empereur Napoléon T’’, donnée au Musée des Souverains par l’Empereur Napoléon III. Longueur 0,093^^, largeur 0,04o’^<^.
De forme ovale, elle est d’écaille et doublée d’or. Elle a été faîte chez Biennais dont le nom est gravé sur la gorge de l’intérieur. Deux médailles grecques, d’argent, ornent le couvercle de la boîte; elles sont montées de manière à laisser voir à l’intérieur leur revers : l’une est la tête de Démétrius roi de Macédoine... l’autre est la tête d’Antiochus Hiérax, prince de la dynastie des Séleucides.
N® 32, Tabatière ovale en écaille garnie en or, ornée do trois médailles antiques. — Donnée par le cabinet des médailles.
Invéntaîre de 4821, n® 11 : « Tabatière ovale en écaille doublée en or, ornée de trois médailles en or parmi lesquelles se trouve celle de César. »
Léguée à son fils.
N* 33. Tabatière octogone en écaille garnie en or ornée de quatre médailles antiques, — Donnée par le cabinet des médailles.
Inventaire de 4821 , n° 4 : « Tabatière ovale long, en écaille doublée en or, ornée de quatre médailles où se trouvent Jules César et Timoléon. L’Empereur s’est souvent servi de cette tabatière. »
État du mobilier : « Tabatière ovale, quatre médailles en argent ; Régulus, Sylla, Pompée, Jules César. »
Léguée à son fils.
LA GARDE-ROBE
N® 34 . Tabatière carrée en or ornée d’une pierre de silex
faisant médaillon. — Donnée par la Reine de Naples.
Inventaire de 182,4, n® 9 his : «Petite boîte à odeurs en or ornée du portrait cornaline de la Reine de Naples. »
Léguée à son fils.
Cette petite boîte aurait été prise, à la douane, à M. te comte de Montholon lorsqu’il rentra en France.
N® 35. Tabatière octogone en or ornée de deux médaillons représentant les Princesses d’Espagne. — Donnée par la Reine d’Espagne.
Inventaire de 1821 , n® 20 : « Tabatière en or garnie de deux portraits : nièces de l’Empereur, filles du Roi Joseph. »
Léguée à son fils.
N» 36. Tabatière ovale en écaille garnie en or, ornée du portrait de S. M. l’Impératrice. — Envoyée de Vieime au moment du mariage.
Inventaire de 1821, n® 31 : « Tabatière en écaille doublée en or. Portrait de l’Impératrice Marie-Louise, tabatière que portait souvent TEmperenr. »
Léguée à son fils.
Au Musée des Souverains, sous len® 217, figurait une tabatière dont voici la desciiption ;
« Tabatière de l’Empereur Napoléon I®', donnée au Musée des « Souverains par l’Empereur Napoléon III. Longueur 0,09im’^, « largeur 0,046.
« De forme ovale, elle est d’écaille et doublée d’or. Le portrait « do l’Impératrice Marie-Louise dont elle est ornée a été fait par « Isabey. La date du 2 avril 1810, incrustée en lettres d’or au- « dessous du portrait, rappelle l’un des jours de la semaine qui a « suivi la célébration du mariage de l’Empereur ; le chiffre incrusté « en or et en argent au-dessus du portrait, est composé des lettres « N et L, initiales des noms de Napoléon et de Marie-Louise.
« La tabatière, qui fut un cadeau de la jeune Impératrice à son « glorieux époux, avait été faite chez M. E. Milot, dont le nom « est gravé sur la gorge de l’intérieur. »
APPENDICE
Il a dû se glisser dans cette notice un certain nombre d'erreurs et il est difficile de concilier la note du n» 36 de l'Inventaire de 1811 avec la note n» 31 de l' Inventaire de 1821. La date du 2 avril 1816 n’est point destinée, comme on l’a dit, « à rappeler un des jours de la semaine qui a suivi la célébration du mariage », mais elle consacre la date même du mariage religieux. Cette tabatière a été fournie à Marie-Louise, par Nitot, joaillier, le 11 septembre 1810. u Une tabatière en écaille noire, doublée d’or et enrichie du portrait de Sa Majesté dans un cadre ciselé. Cette boite est ornée du chiffre de LL. MM. et d’une légende en or incrustée sur le couvercle. »
Pour or, façon, fourniture de la boîte d’écaille et du cristal de roche et étui . . 596 fr.
Le portrait, par Isabey, a dû être payé comme d’ordinaire. 600 fr.
N“ 37. Tabatière ovale en écaille garnie en or, ornée du portrait de S. M. le Roi de Rome. — Donnée par l’Impératrice Marie-Louise.
Inventaire du 16 avril 1821 n® 2 : « Le Roi de Rome enfant, miniature d’Isabey, tabatière en écaille doublée en or, dont l’Empereur a fait usage pendant plusieurs années. »
Léguée à son fils.
Cette tabatière d’écaille noire doublée d’or, ornée d’un cadre ciselé émaillé avec le portrait du Roi de Rome, a été fourn'e par Nitot à Marie-Louise, le 29 février 1812, et payée 600 francs.
N° 38. Tabatière ovale en écaille garnie en or, avec une
pierre gravée. — Donnée par le Cabinet des Médailles.
État du mobilier, 9 mai 1821 : « Une boîte de chagrin rouge contenant une tabatière avec camée antique. »
L’Inventaire de 1811 contient donc de plus que l’Inventaire de 1821 les numéros 3, 4, 5, 19, 28, 29 30 et 38, qui ne sont point assimilés, ou n’ont point été retrouvés.
Par contre, l'Inventaire du 16 avril 1821 énumère les objets suivants qui, depuis 1811, ont été achetés par l’Empereur ou qui, par diverses causes, se trouvaient entre ses mains au moment de sa mort :
« iV® 3. Portrait orné de perles de l’Impératrice Joséphine, première femme de l’Empereur, »
LA GARDE-ROBE
Ce portrait appartenait à la comtesse Bertrand. L’Empereur le lui fil demander pour que Marchand le copiât, et le porta lui-même sur son iiuenlaire. Marchand ne put donc le rendre à 11 comtesse lorsqu’elle le lui réclama, l’Empereur l'aj-anl I ompris dans es objets à remettre à son fils.
« lY” 6. Petite boîte à cure-dents en ivoire, ornée du portrait de Madame, envoyée à l’Empereur pendant son séjour à Sainte-Hélène.» « N° i2 bis. Petite boite carrée en or garnie d’une agate. » Désignée dans l’État du mobilier : Tabatière surmontée d’une agate.
lY® 15. Tabatière en lapis, ornée d’un camée, portrait de l’Em percur Napoléon.
« lY® 23. Tabatière en or, portrait du Roi Joseph, frère de l’Empereur.
« iV® 28. Tabatière en écaille doublée en or, ornée d’une tête en or d’Alexandre, la seule qui existe. »
L’Empereur avait pourtant cette boîte dès avant 1809 où, en janvier, Biennais répare, moyennant 18 francs : « Une boîte d’écaille cintrée, où est une tête de Mars en or. »
« A’® 30. Bonbonnière en écaille : Le Roi de Rome priant Dieu pour son père et la France. »
On sait que celte miniature, popularisée par la gravure, a été excutée en 1814.
« Sans numéro. Inventoriée dans la deuxième boité à tabatières remise à Marchand.
« Douze boites en or, ornées d’un N en or couronné. »
Ce sont des boîtes de présents.
« Une boite en pierre de Russie, ornée intérieurement d’un portrait. »
« Une boite en ivoire ornée des portraits de Louis XVI, la Reine et la Dauphine. »
« Une boite ronde en écaille, une chasse à Fontainebleau. »
« Une boite en or, ornée d’un paysage en ivoire. »
Ces boîtes ont été trouvées dans le Cabinet du Roi lors des Cent-Jours.
« Cinq boîtes se trouvaient dans le tiroir de la table de Louis XVIII, dit Marchand. L’une, en malachite doublée en or, avait à l’intérieur le portrait de Madame de Savoie, femme de ce prince ; l’autre, en écaille, offrait la vue d’une chasse à
APPENDICE
Fonlainebleaa; la troisième, un paysage en ivoire, ouvrage de Dieppe, sur une boîte d’or émaillé; la quatrième, en écaille noire, avait sur son couvercle un saule en ivoire, représentant la Reine, Louis XVI, le Dauphin et la Dauphine. Des chœurs d’anges environnaient cet ouvrage. La cinquième était une boite d'or, émaillée, renfermant une médaille du Roi, nouvellement frappée, et une médaille en argent de Pie VIL L’Empereur me remit ces tabatières en me disant d’en prendre soin. Elles sont allées à Sainte-Hélène, et depuis, remises à la Famille impériale après la mort du Roi de Rome. »
La cinquième boîte ne se retrouve ni dans l'Inventaire de 4821, ni dans l’État du mobilier.
NOTE SUR LES TABATIÈRES ORNÉES DE MÉDAILLES PROVENANT DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE
M. Du Mersan, auteur des Saltimbanques et conservateur du Cabinet des Médailles, a, dans une brochure publiée en 1838, accu.sé l’Empereur d’avoir dépouillé à son profit cet établissemeut national. Il est vrai que le même Du Mersan, dans une autre brochure publiée en 1844, a fort atténué les termes de son réquisitoire, et simplement regretté que Napoléon ait accepté les médailles qui lui étaient offertes. En combinant ses diverses afiirmations, dont [ilusieurs sont contradictoires, on pourra sans doute rétablir la vérité et, du même coup, on découvrira peut-être à quelles effigies sont les médailles non décrites qui ornaient les tabatières inventoriées sous les n»* 11, 14, 15, 31, 32, 33 et 38.
« En 1803, dit M. Du Mersan, les Consuls de la République se font livrer, par les conservateurs du Cabinet, des médailles antiques offrant quelques allusions aux vertus dont ils se regardaient comme les types. Le Premier Consul obtient un Marc-Aurèle, un Antonin et un Hadrien. Je ne sais pourquoi on y joignit un Domilien.
a Le 13 février 1809, M. de Rémusat, mailre de la garde-robe autorisé par le Ministre de l’intérieur, vient choisir des médailles d’or pour orner une tabatière destinée à Sa Majesté. Il prend les médailles des plus illustres conquérants et des fondateurs de dynastie : cell • de Ptolémée, fils de Lagus, fondateur de la monarchie grecque en Égypte; Démétrius Poliorcète; Antiochus lo Grand; Mithridate pf, conquérant de la Médie; Phraate II, vainqueur de Démétrius et d’ Antiochus; enfin, celles de Titus, de Trajan, de Septime Sévère et de Constantin.
LA GARDE-ROBE
« Dans la visite que Napoléon, accompagné de Marie-Louise, fait à la fin de 1810 au Cabinet des Médailles, il demande à voir les^médailles de divers chefs de dynasties : Séleucus Nicanor, Ptolémée Lagus, César, Pompée, Mithridate, Constantin, Démétrius Poliorcète Antiochus le Grand, Phraate II roi des Parthes. On les lui offre : elles ornent une tabatière. »
Voilà donc, d’après M.Du Mersan, d’une part, quatre médailles prises par le Consul en 1803, cinq et quatre en 1809, onze en 1810. A la vérité, ici, M. Du Mersan est moins affirmatif. Dans sa brochure de 1838, il omet cette visite, et il fait d’autant mieux que plusieurs des méüailles désignées par lui comme ayant été ofi'ertes en 1810, auraient fait double emploi avec celles choisies par Rémusat en 1809.
Il est plus que vraisemblable que les trois médailles de 1803 sont celles qui ornent la tabatière n» 15
Quant aux médailles choisies en 1809, deux figurent, comme on l’a vu ci-dessus, sur la boite n» 31 . » Une boîte d’écaille noire doublée d’or, avec deux médailles d’argent montées dessus, et cercles ciselés dessus et dessous, » livrée par Biennais en septembre 1809, e' payée 5ü0 francs.
Mais en même temps Biennais livre :
« Une boîte d’écaille noire doublée d’or, de forme carré long, arrondie par les bouts, moulée de trois médailles d’argent encadrées do cercles d'or ciselés et, par dessous, des glaces pour empêcher le tabac de passer; prix : 590 francs. »
C’est bien probablement la boite n» 15.
« Une autre boite de même genre, mais à pans, ayant sur le couvercle quatre médailles d’or avec cercles d'or ciselés ; prix, 595 francs. »
C’est ici incontestablement la boîte octogone n» 33.
Restent à trouver les boîtes no» H, 14 et 32. La note suivante, rédigée par Visconti, vraisemblablement sur la demande du Grandmaréchal ou de M. de Rémusat, pourra mettre sur la trace et aider à les assimiler.
Note de quelques médailles d’or et d’argent propres a orner
LES TAB.4.TIÈRES DE Sa MaJESTÉ ET REPRÉSENTANT DES PORTRAITS