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Correspondance de Napoléon, X, i3o

Il avait quelques rapports avec le schah de Perse, Feth- Ali ; de nombreux voyageurs et agents diplomatiques, Amédée Jaubert, Fadjudant-commandant Romieu, le consul Jouannin, le capitaine Bouteras, M. de la Blanche, un neveu de Talleyrand, avaient rapporté de Téhéran d'intéressantes observations. Il s'agissait d'entretenir la guerre entre la Perse et la Russie, et d'ouvrir la route de ITnde.

Les Anglais n'étaient pas encore maîtres de l'Inde; leur puissance, à peu près réduite aux côtes, y était fragile. Les populations de l'intérieur se confiaient de préférence à des aventuriers français. Decaen n'avait pas pu s'y maintenir ; mais Benoit de Boigne y continuait la tradition de Dupleix et de Bussy.

Ainsi la poussée de l'influence française vers et à travers l'Orient pouvait résoudre ensemble le problème de la lutte contre l'Angleterre et de l'achèvement de l'Empire. Elle dessinait en des traits nets la direction des ambitions de Napoléon ; il semble que nous soyons là tout près de la dernière formule de sa politique.

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