‹ Napoléon et l'EuropeChapitre 185 sur 235 · LA CO>"VE>TIO> D ERFLUT · texte numérisé non relu

LA CO>"VE>TIO> D ERFLUT

la Moldavie et de la Yalachie, ayant déjà porté les liiniles de son empire jusqu'au Danube, de ce côté, et réuni la Yalachie et la Moldavie à son empire, ne pouvant qu'à cette condition reconnaître l'intégrité de l'empire ottoman, Sa Majesté l'Empereur Napoléon reconnaît la dite réunion et les limites de l'empire russe de ce côté portées jusqu'au Danube. »

Mais, ajoute l'article 9, « Sa Majesté l'Empereur de Russie s'engage à garder dans le plus profond secret l'article précédent, et à entamer, soit à Constantinople, soit partout ailleurs, une négociation, afin d'obtenir à l'amiable, si cela se peut, la cession de ces deux provinces. Les plénipotentiaires ou agents des deux puissances s'entendront sur le langage à tenir, afin de ne pas compromettre l'amitié existant entre la France et la Porte, ainsi que la sûreté des Français résidant dans les Echelles, pour empêcher la Porte de se jeter dans les bras de l'Angleterre. » En outre Alexandre donna sa parole qu'il ne prononcerait pas ses exigences et ne mettrait pas ses troupes en mouvement avant le i'"" janvier 1809'.

Tout cela, avantageux pour Alexandre, n'était pas trop onéreux pour. Napoléon. Il était à peu près tranquille ; la Russie, aux prises avec la Suède, avec TAngleterre, ne pourrait pas beaucoup sur la Turquie. Il y avait du reste toujours des moyens de la retenir. Aussi bien l'article 11 de la convention d'Erfurt l'obligeait-il à respecter l'intégrité de l'empire ottoman : « Les hautes parties contractantes s'engagent d'ailleurs à maintenir l'intégrité des autres possessions de l'empire ottoman, ne voulant ni faire elles-mêmes, ni souffrir qu'il soit fait aucune entreprise contre aucune partie de cet empire sans qu'elles en soient préalablement prévenues. » Et enfin « la présente convention » devait être tenue secrète, au moins pendant l'espace de dix années.

En somme Napoléon n'avait pas lieu d'être trop mécontent.

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