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Corr. de Nap., XIII

Driailt. — Tilsit. 5

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En effet le mariage de Jérôme et de Catherine de Wurtemberg ne fut célébré qu'en août 1807.

En passant à Aschaffenbourg, Napoléon resserra ses liens avec le prince-primat, toujours tout dévoué. Il lui fit part, comme il convenait au primat, de ses intentions à Tégard des princes allemands. Il lui parla notamment du « prince de Cassel », le chargea de lui déclarer de la part de la France qu'il pouvait « rester neutre » pourvu qu'il fût « vraiment neutre ». — « Je n'ai, dans le fait, aucun sujet de me plaindre de Cassel. Je ne l'attaquerai jamais de mon plein gré*. » Cela ne s'accorde pas tout à fait avec la lettre précédente à Louis, qui est de la veille ; mais il ne fallait pas effaroucher le primat, il fallait montrer de la modération et l'amour de la paix.

Ainsi la guerre nouvelle prenait les apparences d'une guerre franco-allemande contre la Prusse, mieux même, d'une guerre de la France contre la Prusse pour les libertés de l'Allemagne.

A Wurzbourg, Napoléon reçut la visite du roi de Wurtemberg qui lui déclara « ne rien comprendre à tout ce qui se passe » . Il eut de longs entretiens avec le grand-duc de Wurzbourg, l'archiduc Ferdinand, l'ancien grand-duc de Toscane, frère de l'Empereur ; il prit pour lui une nouvelle estime, car le grand-duc montra beaucoup de sens politique, fit alliance avec la France, entra dans la Confédération du Rhin, de son propie mouvement ; même il exprima une opinion très avisée sur la conduite que devait tenir l'Autriche. « Il pense, écrivait Napoléon, que l'Empereur d'Autriche fera bien mal s'il ne profite de cette circonstance pour serrer ses liens avec moi'. » Nous n'avons pas ici à. mesurer le degré de la sincérité du grand-duc.

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