Observations sur le rétablissement
de la Pologne et les différentes dispositions des Polonais
à cet égard, conformément à la Domination
sous laquelle ils vivent actuellement.
Berlin au commencement du mois de Novembre 1806;
par un ancien employé du Bureau
des Affaires Étrangères de Pologne.
L'époque présente est la plus favorable à ce rétablissement.
^ il y eut jamais époque favorable au rétablissement de laPolo- :;ne, c'est bien celle où Napoléon l'invincible, ayant anéanti la monarchie prussienne, paralysé pour longtemps celle de l'Autriche et menaçant la Russie, peu satisfaite des humiliations déjà éprouvées, d'un sort pareil à celui de ces deux puissances, est à même de dicter des lois à toutes les trois. En rendant l'existence à une nation bonne et brave, à une nation dont des milliers d'individus ont versé courageusement leur sang sous les drapeaux de la France, tandis que le reste, gémissant depuis nombre d'années dans l'oppression, n'attend sa délivrance et son salut que f>ar ce grand héros, il ajouterait sans contredit à sa gloire, si celle-ci était susceptible d'augmentation.
{G9. NAI'OI.EON KT I.A l'olJUiNi:.
Il peut seul mettre iin aux coalitious éternelles contre la France.
Mais le rélablissenient de la Pologne pouvant seul assurer une paix solide à la France et par là à l'Europe, il trouvera certainement conforme aux impulsions de son cœur, d'accorder ce ^ bienfait au uenre humain, si longtemps en deuiL Oui, ce n'est | cju'en établissant entre la Russie, l'Autriche et la Prusse, en | créant au centre même de leurs dilapidations, une puissance ^ réunie d'intérêts politiques et commerciaux avec la France, une puissance alliée avec elle et protégée par le bras et h' génie de son Empereur, qu'il sera possible de faire échouei-, dès leur naissance, toutes ces coalitions éternelles du Nord, qui quoique toujours désastreuses pour les souverains qui y ont pris part, n'ont laissé toutefois de coûter des flots de sang à la nation française.
Étendue à donner à la Pologne.
La Pologne rétablie dans son intégrité primitive telle qu'elle exista avant le partage de 1772, ne rentrerait à la vérité que dans une propriété ancienne, acquise par la valeur de ses armées. Formidables ainsi derechef aux souverains qui furent jadis leurs tributaires, les Polonais soumis depuis, plutôt par la trahison et Fappàt de leur or, qu'ils n'ont été réduits par leurs soldats, ne le seraient pas moins, quoique dans des bornes plus rétrécies, pourvu que le Régénérateur de la Pologne voulut lui faire rendre en- : tr'autres provinces celte portion de pays jusqu'à la mer Baltique, 1 connue sous le nom de Prusse orientale et occidentale, les villes de Dantzig, Thorn, Elbing et Kœnigsberg y compris, telle qu'elle a appartenu aux Polonais sous le règne de Casimir IV le Jagiel- . Ionien {sic).
Libre navigation surla Vistule et le Niémen essentielle pour le commerce de la Pologne et avantages qu'en retirerait la France.
En coupant par cette restitution toute communication directe entre la Prusse et la Russie, établissant par là même, du côté du Nord, une barrière respectable contre les tentatives ambitieuses
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ele la Russie, qui de puissance asiatique que lui a assignée sa position géoî:rai»lnque, tourne toujours ses vues d'agrandissement du cO>té de l'Europe, la France procurerait à la Pologne, sur la Vistuleel le Niémen desdébouchés faciles à ses riches productions en clianvre, goudron, bois de construction, blés etc., et retirerait pour t'ile-mème le principal avantage de ce commerce en ayant ces articles de la première main.
Importance de la ville de Dantzig pour le dit commerce. Les principaux m.ilheurs de la Pologne peuvent être attribués particulièrement ù son refus de céder cette ville en propriété au Roi de Prusse.
Il n'y a personne qui ignore jusqu'à quel point la libre navigation sur la Vislule éprouva d'entraves depuis le partage de 1772, par la quantité de bureaux de douanes et de péages qu'y établirent les Prussiens, et quant à la ville île Dantzig, sa possession fut toujours envisagée de part et d'autre pour si importante au commerce respectif des deux États, que c'est à la négative delà Pologne de la céder en toute propriété à la Prusse, et à Tobstination de Frédéric-lJuillaume II à l'obtenir du Roi et des États de la République assemblés en diète, en reconnaissance de Talliance qu'il venait de conclure avec eux en 1790 qu'on doit attribuer particulièrement tous les malheurs ultérieurs de la Pologne.
Le Cabinet de Berlin, piqué au vif de ce refus, s'en vengea bientôt après, en refusant à son tour et à roccasion de la guerre déclarée en 1792 par la Russie à la Pologne, de remplir les engagements pris avec cette dernière moyennant le dit traité d'alliance. Les Polonais, restés ainsi seuls en lutte avec un ennemi puissant, y succombèrent, tandis que la Prusse négocia sous mains avec l'Impératrice Catherine II le démembrement de la Pologne. La diminution des revenus de l'État qui en fut la suite, nécessita la réduction d'une partie de l'armée polonaise, de là le mécontentement de celle-ci, l'insurrection malheureuse de 1794 et enfin le partage total de 1795.
Souverain, généraux et alliances désirables à la Pologne.
Mais si les avantages du commerce augmentent la richesse d'une nation et lui procurent les moyens d'avoir une armée nombreuse,
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cette même armée, au lieu de la défendre lui devient à cliarge, si elle n'est organisée et commandée par des chefs habiles. La Nation polonaise, quoique rétablie par la puissance de TEmpereur des Français, mais éloignée par sa position locale de son Prolecteur, toujours entourée de voisins qui ne cesseraient de convoiter la proie qu'ils auraient été obligés de restituer, succomberait, malgré son esprit militaire, derechef aux efTorts réunis de ses ennemis, si dans les premiers moments de sa régénération, elle était abandonnée à soi-même et à ses propres forces. Pour obvier aux dangers de cette position isolée et faible, les Polonais doivent non seulement souhaiter ardemment que Napoléon le Grand leur accorde un Roi choisi dans sa propre famille, ainsi que des généraux qui, ayant appris sous lui Tart de la guerre, soient à même de ramener la Nation sur le chemin de ses anciennes victoires, mais Elle doit obtenir aussi son assentiment, à ce qu'Elle puisse accéder à la Confédération générale de Rhin. L'Electeur de Saxe, Fallié naturel de la Pologne, serait le chaînon de sa réunion avec la France. Protégée de cette manière au Nord contre les agressions de la Prusse et de la Russie, servant elle-même, comme on Ta vu, à déranger tout projet de nouvelles coalitions contre son créateur, il ne lui faudrait plus qu'un appui pour ses provinces méridionales.
La Pologne a aussi besoin d'alliés voisins du côté du Midi. Les Turcs dans leur désorganisation actuelle ne sont pas en état d'en remplir les engagements vis-à-vis de la Pologne et encore moins de faire tête aux Russes.
Si l'ordre et la tranquillité pouvaient jamais être rétablies en Turquie, la Porte Ottomane, qui fut jadis Falliée perpétuelle de la Pologne et qui est redevenue celle de la France, remplirait parfaitement encore pour l'avenir cette place. Mais comment espérer qu'une puissance dont toutes les démarches dévoilent la faiblesse de son gouvernement, qu'une puissance dont tout le corps politique est gangrené et déjà à l'agonie, puisse jamais offrir quelque espoir de guérison. Sans l'existence de la Pologne, il est certain que la politique et la magnanimité de Napoléon doivent lui faire désirer de maintenir l'intégrité et l'indépendance de la Turquie. Sa puissance est à même de retarder la dissolution de lEmpire du Crois-
-:int, mais à moins d'y tenir sans cesse une armée nombreuse, com- |.osée (le ses propres troupes, la chute de cet Etat, tôt ou tard, paraît immaniiuable. Des Pachas entreprenants continueront à en détacher des provinces entières; ils se feront la guerre récipro- • luement, les plus faibles se mettront tantôt sous la protection de la Russie, tantôt sous celle de l'Autriche, qui la leur accorderont pour un temps et finiront par incorporer successivement ces petits Etats au reste de leur monarchie. Alors la Pologne, ouvrage de la l'rance, privée de tout soutien au Midi, redeviendra l'esclave de >a plus cruelle ennemie, la Russie.
Nouvelle répartition des étals de la Tiu'(|uie Européenne.
Il ny a donc, à ce qu'il semble, ({uun partage total desEtats que le Grand-Turc possède en Europe, un partage combiné à temps par la France et dirigé par elle dans les circonstances actuelles <i favorables, qui puisse mettre finaux troubles de ce malheureux pays, sans déranger l'équilibre de l'Europe orientale, dès que la Pologne serait rétablie. Ce plan goûté, offrirait les arrangements suivants. Une portion de la Bessarabie avec la forteresse de Bender <lonnée à la Pologne, procurerait à celle-ci avec le temps une navi- :'ation sûre vers la mer Noire pour les riches productions de la Volhynie, de la Podolie et de l'I'kraïne. L'Autriche obtiendrait des indemnités pour la restitution des deux Galicies.
Établissement pour un Prince français dans la Turquie Européenne. La France devient par là maîtresse absolue de la Méditerranée; la Pologne et les Rois dltalie et de Xaples obtiennent par là un allié.
Le reste de la Turquie Européenne offrirait non seulement un moyen d'agrandissement le long de l'Adriatique au Royaume d'Italie, mais des fertiles et belles provinces de l'ancienne Grèce il y aurait encore de quoi former un Etat séparé pour nn Prince français. Indépendamment des avantages incalculables que retireraient par ce partage le commerce du Levant et la Marine en général de la France, qui moyennant cette suite d'Etats alliés deviendrait maîtresse de la Méditerranée, la Pologne et le nouveau Roi de Grèce, quoique séparés par les Etats de la Maison d'Autriche et par ceux des Princes de Valachie et de Moldavie, seraient non
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seulement à même de s'entraider réciproquement en cas d'allaque de la part de ceux-ci, mais aussi de faire une diversion très essentielle en faveur du Roi dllalie, si cette même maison d'Autriche songeait un jour à troubler son repos. Même à l'égard de la Russie, des Princes français assis sur les Trônes de Varsovie et de Constantinople seraient en état de donner plus d'inquiétudes à cette puissance que ne lui en a donné jusqu'ici toute la monarchie des Turcs. Débarrassé ainsi des alarmes continuelles que doivent donner au Grand Seigneur les troubles et les révoltes de ses provinces européennes, il pourrait employer toutes ses forces à soumettre les Deys de l'Egypte et à rétablir la subordination, du moins dans une partie de ses Etats.
Moyens à employer pour elTectuer le rétablissement de la Pologne.
Le génie et la puissance de Napoléon lui indiqueront facilement le moyen d'exécuter le projet du rétablissement de la Pologne. Si les Puissances qui se sont attribué ces provinces ont le bon esprit de se prêter à cette restitution par la voie des négociations, l'exemple du passé peut leur faire espérer que la magnanimité du Vainqueur ne les laissera pas sans quelque dédommagement.
Dispositions des Polonais y relatives.
Mais s'il était forcé de lesy contraindre, ses troupes seront reçues à bras ouverts en Pologne et il suffira d'une seule de ses proclamations adressée à la N'alion Polonaise pour la ranger sous sesaigles victorieux ;sic),afin de dégager les liens de celui de la Sarmatie, qui, reluisant alors d'une nouvelle blancheur, dirigera son vol rapide des bords de la Warta jusqu'à ceux de la Dzwina.
Ceux situés sous la domination Prussienne seront les premiers à prendre les armes. Leurs griefs contre la Prusse, suite de l'oppression du Gouvernement prussien.
De tous les Polonais qui seront les plus prompts dans ce cas à courir aux armes, ce seront ceux qui se trouvent sous la domination prussienne. Car, àl'exception de quelque peu d'habitants des Palatinats de Posen et de Kalisz où la Prusse eut toujours ses partisans, tous les autres ne se rappellent qu'avec un désir ardent de
vengeance de la manière Iraîtreuse {sic) avec laquelle celle Puissance, après les avoir excités depuis 1788 jusqu'à 1791 contre la llussie, après avoir conclu avec eux une alliance des plus sacrées, après les avoir brouillés enfin au point avec Catherine II que celle-ci leur déclara la guerre en 1702, comme on l'a déjà observé, se refusa non seulement à les assister, mais fût même la première à proposer les deux partages de 1703 et 1705. Le Gouvernement prussien, au lieu de faire oublier sa conduite frauduleuse à ces mêmes Polonais, sur lesquels il exerce actuellement sa domination, non par droit de conquête, mais par leur trop grande crédulité dans ses fausses promesses; au lieu d'efîacer ce souvenir par une administration bienfaisante, employé au contraire tous les moyens imaginables pour la rendre odieuse. Le Roi est par lui-même un très bon Prince, mais il a accordé toute sa confiance, pour les affaires intérieures de son pays, à un particulier qui s'est déclaré l'ennemi des Polonais, parce qu'ils n'ont pas voulu ramper devant lui. La direction immédiate de la Prusse polonaise a été donnée, outre cela, à deux ministres qui la gouvernent de loin avec un pouvoir vraiment dictatorial et qui, sans s'informer sur les lieux des besoins des habitants, tournent toute leur attention, non à captiver au Roi le conir ulcéré de ces malheureux vassaux, mais uniquement à sucer leur sang pour remplir les coffres de rÉtal, C'est par une politique aussi mal entendue que révoltante, que le Gouvernement prussien a ôté aux Polonais leurs lois et leurs usages, a privé une grande partie des citoyens de leurs terres, leur fait administrer la justice dans une langue que la plupart ne comprennent pas, vise à la détruire parmi eux et a déclaré par le fait tout Polonais incapable d'occuper un emploi dans le propre Pays qui le vit naître. Les seuls avantages dont il y jouit, c'est que la justice, quoique infiniment lente, y est administrée avec plus d'équité qu'autn-fois et que l'agriculture y a gagné !
Les Polonais qui se trouvent sous la domination autrichienne ne sont î:,'uère plus heureux. Petits avantages dont y jouissent les Polonais.
La situation de Galiciensn'est guère plus heureuse. Ilssontaccablés d'impôts exorbitants dont le nombre augmente chaquejour, sans compter les recrutements continuels qui, enlevant au-delà de IouIh proportion avec la population, de bras indispensables à la
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culture des terres, ont rendu ce i)ays extnMiiement pauvre. Mais une certaine classe des citoyens est admise aux emplois publics; la religion catholique yest plus respectée qu'en Prusse, ses ministres et les propriétaires des terres royales ont conservé (.sic)la plus grande partie de leurs biens; la justice est rendue au (ilaliciendu moins, en langue latine, qui est assez commune parmi les Polonais, enfin l'empereur d'Autriche chercheàs'attacherles seigneurspolonais en les distinguant à sa cour. Aussi trouve-t-on quantité de magnats polonais établis à Vienne, tandis qu'on n'en trouve aucun à Berlin. Tout cela pris ensemble iait que la totalité des (Galiciens, et surtout les nobles, portent plus patiemment leurs chaînes, ne désirant pas moins une occasion favorable pour s'en dégager.
Les I^olonais qui se trouvent sous l.i doiuinulion russe s'aperçoivent le moins qu'ils n'ont plus leur [tropre patrie. Pourquoi?
Les Polonais qui, en changeant de souverain par le partage de leur Patrie, s'aperçoivent le moins pour le moment de ce changement, ce sont ceux sans contredit qui se trouvent dans le cordon russe et surtout depuis l'avènement au trône des deux Empereurs derniers. A l'exception du gouverneur militaire de la Province, qui est un Russe de naissance, tous les autres emplois civils sont occupés par des Polonais et tout est resté sur le même pied comme du temps des Rois. Culte, propriétés, langue, d'elle-même siapprochante à celle de Russes, usages jusqu'aux diétines, où les nobles ont le droit d'élire leurs propres magistrats, tout rappelle au Polonais, sous cette domination, Fimage de son ancien Gouvernement. Il n'y a que le faible en procès avec le riche qui est exposé à toutes les chicanes de la judicature.
Moyens qui ont été proposés à l'empereur Alexandre pour flatter l'amour national des Polonais et s'assurer par là davantage de leur fidélité.
Mais du reste, c'est cette conservation de l'ancien ordre des choses qui rendra le Polonais demeurant dans le cordon Russe moins prompt que celui qui se trouve en Prusse ou en Autriche à prendre les armes pour la cause commune, surtoutsi l'empereur Alexandre, pour s'attacher davantage les Polonais, suivait actuellement le conseil qui lui avait été déjà donné l'année dernière, c'est-à-dir
ANNEXES. li:;
crajouler à ses autres lilres celui de Roi de Pologne ou de le faire prendre à son frère le Lirand-duc Constantin en lui cédant les cidevant provinces polonaises.
Comment il est possible de faire remuer tous les Polonais, même ceux
du cordon russe.
Sous deux seuls rapports il serait toutefois facile de faire remuer les Polonais en Russie. L'un en appuyant sur la réflexion de tout homme, (fui porte ses idées au delà du présent, savoir : que dans une Monarchie telle que la Russie, aussi sujette aux grandes Révolutions, il n'est iruère à compter sur de longs règnes de souverains et i»ar là encore moins sur une conservation permanente de prérogatives dont yjouissent actuellement les Polonais; l'autre^ si Napo'éon le Grand, faisant reparaître tout à coup en Pologne à côté du général Dabrowski, le généralissime Kçsciuszko, qui a pour lui l'opinion publique, déclarait lui-même au plus tôt aux Polonais qu'il veut leur donner pour souverain son propre frère et leur laisser autant que possible la même forme de gouvernement établie par la Constitution du 3 mai 1791 et qui fut assermentée et sanctionnée par la Nation entière dans ses diétinés provinciales. Cette Constitution à laquelle le Polonais est si fortement attaché et pour la conservation de laquelle il a versé son sang, a été calquée par feu le Roi de Pologne, d'après la Constitution française de 1789. Elle portait entr'autres que le trône serait héréditaire en Pologne, elle y appelait, après la mort de Stanislas Auguste, l'époux éventuel de la fille de l'Électeur régnant de Saxe, que les patriotes appellent jusqu'aujourd'hui V Infante de Pologne; elle donnait à la Nation, représentée aux Diètes générales par ses députés, le pouvoir législatif et au Roi tout le pouvoir exécutif, rendant ses ministres responsables de tout empiétement de sa part aux lois fondamentales du Royaume. Ce n'est donc qu'en répandant des proclamations pareilles de l'empereur Napoléon, en faisant circuler dans tout le pays des invitations dé Kosciuszko, adressées aux anciens militaires polonais, et d'autres du comte Stanislas Nalercz Malachowski, Maréchal de la Diète constitutionnelle de 1791, adressées aux Nonces de cette même Diète, qu'on peut être sûr d'avance que toute la Pologne, même celle qui se trouve sous la domination russe, courra aux armes pour mourir ou recouvrer son
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ancienne existence. Sans cela il est àprévoir que la plupart des Polonais habitant dans le cordon russe préféreront d'attendre tranquillement le résultat des événements et des efforts de leurs compa-, triotes dans les provinces prussiennes.