‹ Napoléon et ses maréchauxChapitre 16 sur 69 · XXII KLEBER · texte numérisé non relu

XXII KLEBER

stances, se fit mettre en disponibilité, et se retira à Strasbourg : pais à Paris, oà il habita sur la colline de Chaillot, à l'entrée de la rue des Batailles, non loin de l'avenue qui porte maintenant son nom.

Ce fut là, et probablement sur les conseils de leur ami commun Desaix, que Napoléon fit offrir à Kléber le commandement dune des divisions de Varmée d'Egypte. Il accepta avec empressement, et s' embarqua à Toulon sur le Franklin, le 19 mai 1798.

Blessé gravement d'une balle au front, dès l'arrivée en Egypte, en poussant ses troupes à l'assaut d'Alexandrie, il fut forcé d'abandonner momentanément le commandement de sa division, et de se consacrer au gouvernement de la place et de la province d' Alexandrie . Aigri par sa blessure, par ses regrets de ne pas marcher à la tête de ses soldats, se croyant délaissé, il échangea à cette époque une correspondance des plus tendues avec le général en chef. Napoléon mit fin à ce malentendu par une lettre charmante, datée du U octobre 1798, dans laquelle on lit :

(( Je crains que nous ne soyons un peu brouillés.

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