Almanach de rUniversité impériale, année 1812, p
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Lespinasse. Sous lancien régime, deux bénéfices, les prieurés de la Réolle et dAimeries, lui donnaient 40 000 livres de rentes K Mais il n'avait pas été prêtre lui-même assurait qu'on lui avait fait prendre le petit collet à sept ans, mais quïl l'avait quitté à dix-huit pour servir dans l'armée. Réformé presque aussitôt, il fit de la littérature. La Révolution lui ôta ses deux bénéfices et lui donna, à la place, 6000 livres de pension. II n'en mit pas moins sa plume au service de la Révolution, rima un hymne à la liberté, un hymne à la fête de la Raison, eut des difficultés avec le comité révolutionnaire de la section du Mont-Blanc, quoiqu'il habitât Neuilly (on lui reprocha d'avoir un frère émigré, d'être en relations avec lui, ce qu'il nia, de tenir une maison du jeu, ce qu'il nia avec plus d'énergie). Arrêté, emprisonné au Plessis, il écrivit, dans sa prison, un hymne pour la fête de l'Être suprême. Après le chute de Robespierre, le maire et les officiers municipaux de Neuilly intervinrent en sa faveur par une lettre du 12 fructidor an II, où ils se portèrent garants de son républicanisme, et le Comité de sCireté générale le mit en liberté par arrêté du 3 vendémiaire an III ^. Oue fit-il ensuite? Je l'ignore. Mais il était 1res lié avec avec Fontanes, qui le nota ainsi en 1809 : « .J'ai avec lui d anciennes liaisons d'étude et d'amitié. 11 s'est occupé de littérature ioute sa vie. Il connaît très bien les hommes. Sous tous les
1. Voir sa leUre du 24 juillet 1817 ii la Commission de l'ins- Iruclion publique, où il se plaint de son état de gène. Sa pension de 6 000 livres a été, dit-il, réduite successivement à 1 000, puis à 800. puis à 206 francs. Une ordonnance du 1'.) novembre 1817 lui accorda une pension de 6 000 francs. (Arch. nat., F'''" L36.)
2. Tous ces reiiseignemeals sont extraits du dossier de Langeac aux Archives nationales, F^ 4763.