‹ Napoléon Ier, peint par lui-mêmeChapitre 12 sur 134 · AU MARECHAL SOULT · texte numérisé non relu

AU MARECHAL SOULT

eOMIliNDANT I.E CAMf HE •iAIXT-OMRII

Saint-Cloud, 29 prairial an XII (18 juin 1804).

a Le procès des conspirateurs a beaucoup excité le bavardage dans la ville de Paris. La sentence plus

l.ir.KI'.TK INDlVlliLKLLE. TRIBUNAUX, F.TC. 51

qu'indulgente qu'a rendue le faible tribunal de la Seine sera exécutée aussitôt que les délais du pourvoi en cassation seront expirés. Quoique j'aie fait grâce à plusieurs individus, ii restera une douzaine de brigands qu'il n'est pas possible de gracier et qui devront subir leur sentence. Quant au général Moreau, s'il n'a pas été condamné à mort il a eu un jugement flétrissant .

« Napoi.kon. »

A M. FOUCHE

Poal-de-Briques, 5 Uiermidor an XII (i-l juillet 1804).

« Monsieur Fouché, ministre de la police, il est convenable de chasser de Paris le fils de Bertrand- MoUeville, et en général de purger Paris de tous les parents des individus qui sont à Londres ù la solde de l'Angleterre.

P«ge 4«>.

' Lo <Ti'niTai Moreau fui condamné à doux an^ do (trison, mais sa peine fui chanin'-t' en un ixil aux Ébl'^Unis.

NAPULÉON I" PEINT PAP, M l-MftME.

A M. FOUCHÉ

Mayence, 11 Tendémiaire an XIII (^ octobre IMU).

«... Faites arrêter Dubois, Lamurra, Cenilli, Rollando, sur-le-champ et faites-les placer à Briançon, faites-moi un rapport dclaillé sur eux...

« Par Dieu, prenez des mesures pour que Datry, Lajolais, David et la Grimaudière ne se sauvent pas, il faut avoir une bonne prison d'État pour les renfermer... Faites arrêter Bousquet, curé de la succursale de {illisible) y Tarn, et faites informer en détail pour savoir si ce qu'on lui reproche dans le bulletin est vrai.

a Si ce que vous dites du P lillisihle)^ limonadier, rue de la Concorde, se vérifie, faile.s-le arrêter et fermer son café.

« Napoi^on. »

ToriM» X, page 7.

A M. CAMBACÉRte

l.yon, t"> germinal an XIII (1.1 avril 180f;).

« Mon cousin, je vous envoie un rapport très-important qui m'est fait par le ministre de la police. J'ai donné ordre qu'on arrêtât tous les prévenus, qu'on mît des inscriptions sur leurs biens et le séquestre sur leurs magasins. Je désire savoir quelle loi les condamne

L BERTÉ INDIVIDUELLE, TRIBUNAUX, ETC. 5ô et ce qu'il y a à faire pour les mettre en jugement. Ces affaires sont d'une extrême importance. Ces messieurs faisaient la contrebande presque publiquement.

Page ô2ô.

A M. FOUCHÉ

Mantoue, 1~ raessiilor an XIII (iO juin ISOK).

« Je vous envoie l'opinion de M. Lebrun sur le rapport que vous m'avez adressé; j'en adopte les conclusions. Ce rapport prouve que vous n'êtes pas assez sévère. L'art de la police, afin de ne pas punir souvent, est de punir sévèrement.

« Napolkon. »

Pape r.iS.

A M. FOUCHÉ Camp (lo Boulogne, Tt thormidor an XIII (!"> août tSft'i).

« Il ne faut point relâcher l'adjudant-commandant Lenormand, mais le mettre dans une citadelle comme le fort de Joux ou autre. Cet homme est très-coupable, c'est lui qui, avec la belle-mère de Moreau, l'ont perdu. Ses intrigues et ses papiers le prouvent. Il est temps d'en finir.

M ^iAPOlilON. »

Tiiiv M, pas' OTi.

Wl'OLEON I' PEINT l'AR LUI-MJïlIK.

A M. FOUCHÉ Tamp (le Rouiogiie, 21* thermidor an MU (17 aoùl ISOTi).

« Le rapport du préfet de police me paraît montrer quelque intérêt. Je désire que vous le communiquiez à M. Real, qu'il fasse causer Lahorie, Lenormand, Rapatel, non pour bâtir sur tout cela une conspiration, mais pour s'assurer s'il n'y a autre chose que du bavardage. Je vous dirai (pie le général Dessolle que, dans ma bonne foi ordinaire, j'avais appelé à l'armée, a tenu en confidence, à des personnes qu'il croyait sûres, des propos fort extraordinaires, qui montreraient l'existence d'une petite clique aussi envenimée que lâche.

« Ce frère de Lahorie qui est à Paris n'est pas sans doute celui qui est mon conservateur à Liège. Il me semble qu'il devrait vous être facile, enfin, de vous défaire de Frèmin, Rapalel, Lahorie, et qu'ils ne trouvassent pas l'impunité qu'ils trouvent. Il y a à Paris des personnes impliquées dans la conspiration de iMoreau qui ne devraient pas y être. Je ne sais trop pourquoi Lecourbe est venu à sa campagne à quatre lieues de Paris. Mon intention était qu'il restât en Kranche- (^omté. Je sais bien que tout cela est une affaire finie; mais ils tiennent des propos qui donnent ù penser des choses étranges. Avec une police sévère on les reléguerait dans divers départements. •

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